L'oreille est hardie

Danièle Evenou, elle a vou, elle a vaincou

14 septembre 2006

Episode VII

Après la Star Academy, l'UMP, la Ligue des Champions et Herbert Duchignon, professeur d'Art Plastiques au collège Patrick Bruel de Melun, c'est au tour de "Walk on The Blog" de faire sa rentrée. Ceux qui connaissent ce blog depuis un petit bout de temps se réjouissent déjà, défilent sur les Champs-Elysées, manifestent en criant, chantant, dansant, buvant, Patrick Devedjian. Les autres se questionnent, s'interrogent, mais qu'est ce que cela peut bien être? Et bien c'est simple, il s'agit d'une sorte de Star Academy littéraire dont vous pourrez trouver les 6 premiers épisodes par là, par ici aussi, ceci n'est pas un lien, kikoo lol, je suis là, puis je suis là aussi. Il vous suffira après lecture de voter pour éliminer un des personnages restants. Vous aurez droit à deux votes chacun. En plus de ça, vous devez tenter de reconstituer le nom du coupable grâce à l'énigme qui vous permet de découvrir une lettre à chaque épisode. Pour corser le tout, des contraintes d'écriture viennent s'ajouter. Je me suis ainsi rendu compte il y a peu que je devais écrire à l'aide de mon clavier l'épisode VII "à l'anglaise". Un homme Azerty en valant deux (ndlr. un femme azerty=mc2 Soolar), je me suis attelé à ma tâche.

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Episode VII: Let in be in a yellow submarine

Arantius Dyo¨s admirait le charme de la lande anglaise par la fenêtre du Canterbury-Norwich de six heures vingt-deux. Une légère brume recouvrait le terrain chaotique et désertique, sur lequel jonchaient, telle une armée de morses assoupis, d'énormes pierres nues, aux formes étonnamment paisibles. Alors que le soleil arrivait, l'humidité semblait nimber le wagon d'un halo serein, mais comme un attente de quelque chose, d'un évènement. "Autour de l'univers, tout le monde a quelque chose à cacher" pensa le vieil homme, tirant une longue bouffée sur sa pipe. Il sourit poliment à la jeune femme se trouvant dans son compartiment. Elle lisait avec une minutieuse attention le Times de la veille en se pinçant la lèvre inférieure, relevant de temps en temps la tête pour observer le calme spectacle offert par les blocs de granit couchés sur une végétation humide et noueuse. Dyo¨s jeta un coup d'oeil à sa montre, il était sept heures douze, l'arrivée était prévue dans vingt minutes à la gare de Norwich.

Arrivées ensembles, Karl Friedrich Norbert Freud et Hamlet@microsoft.net attendaient depuis quelques minutes déjà l'arrivée du train. Ce week-end de repos, alors que le procès gagnait en intensité depuis quelques jours, leur avait fait le plus grand bien. Tous deux savaient que les huit jours de cette semaine allaient être de la plus grand importance. A dire vrai, le silence enivrant de la gare de Norwich était le bienvenu. Une pluie légère tombait en fines gouttes sur les vieilles pierres du quai, ce qui obligeait les deux hommes à patienter sous le hall de la gare*. Freud proposa une cigarette à son acolyte, qui accepta avec plaisir, alors qu'une guitare pleurait doucement dans le hall. Il regarda sa montre, le train n'allait pas tarder à entrer en gare et Pierre Papier-Ciseau n'arrivait toujours pas. Le chef de gare ne pouvait s'empêcher de surveiller d'un oeil, le gauche, les deux hommes fumant silencieusement, tel un fou sur un pont, de si bonne heure sur son quai. Sans qu'il put expliquer cet étrange ressentiment, un frisson le parcourut. Leur attitude voûtée, leurs regards vides trahissaient un mal-être certain.

Comme chaque jour dans la vie, le train en provenance de Canterbury arriva à l'heure prévue, dans un insoutenable fracas. Les roues crissaient violemment sur les rails rouillés de la vieille gare. Le quai retrouva finalement son silence habituel une fois que le train fût complètement arrêté. Seule la locomotive éreintée laissait encore échapper quelques râles souffreteux. Freud et Hamlet@ virent sortir trois personnes des différents wagons. L'un d'eux était un homme d'affaire plutôt corpulent, comme on peut en voir souvent dans n'importe quelle gare du pays. Ils le saluèrent d'un bonjour au revoir de politesse. Il y avait aussi un jeune homme lymphatique, très pâles, aux grandes mains fines, qui abrita ses cheveux noirs sous un vieux journal pour se rendre tranquillement sous le hall. Le dernier voyageur était une charmante jeune femme qui portait une robe ornée de fleurs aux couleurs chatoyantes, contrastant avec l'obscurité permanente** qui enveloppait cette partie de l'Angleterre. Jude, Lucy, Julia, Anna, Michelle... Hamlet@ se demandait quel pouvait bien être son nom.

Pendant ce temps, Dyo¨s n'apparaissait pas. Sans doute s'était-il endormi, bercé par le ronron du wagon roulant à faible allure, ce qui arrive facilement lorsqu'on a soixante-quatre ans. Après cinq minutes d'attente, ils se rendirent sur le quai, malgré la pluie, afin de demander au contrôleur s'il restait des voyageurs dans le train. Celui-ci assura aux deux hommes que plus personne ne se trouvait à bord à part peut-être Madame Tatcher. Or les deux hommes n'avaient reçu aucun télégramme de la part de leur ami, ce qui signifiait qu'Arantius Dyo¨s était bien monté à six heures vingt-deux à bord du Canterbury-Norwich.  La logique voulut donc qu'il eut disparu entre les deux gares.

Les deux hommes gardaient un calme infaillible malgré les évènements. Ils décidèrent d'interroger les trois voyageurs qui étaient descendus du train quelques minutes auparavant. Le gros homme d'affaire avait déjà quitté la gare à bord d'un fiacre qui s'était engouffré dans Strawberry Fields Street pour tourner après l'Octopus Garden. Le jeune pianiste ne leur fut d'aucune aide, seule son attitude pouvait passer pour suspecte. Il ne cessait de faire glisser ses doigts noueux les uns contre les autres le long de sa redingote en cuir, faisant craquer ses os de façon désagréable. Ils se mirent à la recherche de la jeune femme, qui avait quitté la gare à pied en prenant Penny Lane Street, vide à une heure si matinale. Ils la rattrapèrent sans difficulté et l'abordèrent en essayant de ne pas l'effrayer. L'effet de surprise la fit malgré tout sursauter. Ses joues s'empourprèrent légèrement, sans qu'ils ne parviennent à détecter s'il s'agissait de colère ou de cette timidité provinciale qui voit les femmes anglaises s'effaroucher ingénument lorsqu'on les aborde dans la rue. Les deux amis se présentèrent afin de calmer l'appréhension de leur jeune interlocutrice puis lui parlèrent de leur ami disparu à bord du Canterbury-Norwich. Elle leur apprit qu'elle se trouvait dans son compartiment avec un vieil homme dont la description correspondait trait pour trait au portrait qu'ils lui avaient fait d'Arantius Dyo¨s. Il avait passé la majeure partie du voyage assis en face d'elle à observer le paysage, puis s'était levé environ dix minutes avant l'arrivée du train. Depuis, elle n'avait rien vu ni entendu de suspect. Elle s'étonnait qu'il ne fut pas simplement descendu à la gare de Norwich.

Soudain un grand bruit se fit entendre à l'embanchement de Long And Winding Road. Un fiacre arrivait à vive allure, dans un improbable vacarme. Le cocher tira violemment sur les rênes afin de freiner juste devant les deux comparses et la jeune femme. Pierre Papier-Ciseau en descendit avec une petite aide de ses amis, l'air hagard*** et visiblement extenué. Il ne prit pas le temps de reprendre son souflle et apprit à Freud et Hamlet@, une frayeur incommensurable dans la voix, que le corps d'Arantius Dyo¨s avait été retrouvé sans vie à un kilomètre de la gare, en direction de Canterbury, à quelque mètres à peine des rails. On avait retrouvé dans le revers de son manteau un morceau de papier jauni et froissé sur lequel on pouvait lire " 573_6 21 4__ exilé sur le sol au milieu des huées...de géants, elles l'empêchent de marcher (ceci est un indice facile, la lettre trouvée se place en en position "7") P.s. Je t'aime"

Pierre Papier-Ciseau frotta ses vieilles chassures marrons contre le trottoir pour ôter des traces de boues. La jeune femme avait profité de l'agitation pour s'éclipser; elle était à présent hors de vue, dans le ciel avec des diamants, pensa Freud. 

* "Nous rencontrons actuellement quelques difficultés. Notre agent fait tout ce qui est en son pouvoir pour résoudre le problème. Merci de patienter quelques instants en ce magnifique jeudi après-midi" est un ouvrage d'Ernst-Emilien Sedorovinsky qui traite grosso modo du même sujet, mais pas trop non plus.

** "Jean-Eudes, veuillez rallumer la lumière. Désolé ma mie, mais l'électricien n'est pas libre avant jeudi" d'Ernst-Emilien Sedorovinsky est un livre plutôt bon, mais pas trop non plus.

*** "L'hagard, mon Parnasse, le jeudi", un excellent livre d'Ernst-Emilien Sedorovinsky que nous nous devions de citer pour éclairer ce récit, mais pas trop non plus.

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Pour éliminer:

Pierre Papier-Ciseau tapez "Doc Gynéco"

Karl-Friedrich Norbert Freud tapez "transfert psychosomatique à tendance schizophrénique"

Ernst-Emilien Sedorovinsky tapez "parasympathomimétique"

Hamlet@microsoft.net tapez "Annie Cordy"

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28 juin 2006

Episode VI

Episode VI: Où tout cela prend un un virage résolument théâtral

Une pièce étrange. Un seul mur au fond, peint. Pas de mur sur les côtés, ni en avant. Un rideau rouge de chaque côté. On entend à la radio un air de ne pas y toucher. On frappe trois fois, personne n'ouvre. Sauf le rideau; qui s'ouvre lui-même.

Scène I

Docteur Stilton, plaintif: Ha, cher Karl-Friedrich Norbert. Je suis las de tous ces meurtres affreux. Nous voilà seuls, où sont les femmes?

Karl-Friedrich Norbert Freud, rêveur: Leurs gestes pleins de charmes...(il revient à lui). Pardon, je m'égare. Effectivement tout ceci est suspect.

Stilton: Je crois savoir qui orchestre cet ignoble dessein.

Freud, tremblant: Par la cuisse de Jupiter, vous me faites peur en parlant de la sorte. Voilà mes nerfs...(il hésite)...grinçants (il est surpris par son propre dire) ...et mon esprit craintif. Ne pouvez vous donc point en dire davantage?

Scène II

Entre Pierre Papier-Ciseau.

Pierre Papier-Ciseau: Que faites vous donc messieurs?

Freud et Stilton, ensemble: Et bien à vrai dire...

Stilton, dans un éclair: Nous attendons Godot!

Freud: Oui Godot! Nous l'attendons. Et il ne vient pas, le bougre (plein d'assurance sur "le bougre")

Papier-Ciseau: Ah, bien, bien! Prévenez moi donc quand il sera là! Nous avons des affaires à régler.

Freud: Qui n'as pas d'affaires à régler avec ce satané Godot? Il serait bien chanceux celui-là même que Godot n'aurait jamais tourmenté. Quoi qu'il en soit, vous serez prévenu à son arrivée.

Stilton: Voyez qu'il nous tourmente, il nous demande de l'attendre. Nous l'attendons. Et il ne vient pas. Tenez, je le vois qui ne vient pas (pointant du doigt) là bas au loin.

Papier-Ciseau: Pour ma part, je ne l'attends pas. Mais je serai bien moins soucieux une fois qu'il sera arrivé. Je vais de ce pas continuer à ne pas l'attendre. (il s'éloigne)

Scène III

Pierre Papier-Ciseau sort. Arantius Dyo¨s entre. Ce changement effectué par l'entraîneur est contesté par les choeurs.

Les choeurs, vindicatifs: Hou, dehors!

Arantius Dyo¨s: Ah Karl-Friedrich as tu du choeur?

Freud: Oui, j'en ai plein les oreilles (il se les bouche). Ah les idiots, les cancres! Venez Arantius, laissez les dire. Que vous arrive-t-il donc?

Dyo¨s: Rien n'arrive malheureux! Tout s'en va, plutôt.

Passe le chien de Mickey. La caravane aboie, à sa santé.

Les choeurs, bluffés: Ho, joli!

Stilton: Expliquez-vous donc! A quoi bon embrumer vore discours dans ce brouillard si épais. Pourquoi donc ce spécieux babil, ce verbeux galimatias sans queue ni tête?

Les choeurs, enthousiasmés: Ha, jolie parade! Clap clap! (ils disent "clapclap" en chantant, sur un air de rien)

Dyo¨s, le dos triste, la mine voûtée (ou l'inverse): Quand bien même cela aurait une queue (mimant une queue) ou une tête (mimant une tête) ce que je sais ne saurait être expliqué autrement que de manière floue. Et des heures seraient nécessaires. Des heures! Que dis-je? (il se frappe le front). Des années peut-être...

Freud: Et bien ne dites rien! Taisez-vous et partez. (geste de la main)

Scène IV

Arantius Dyo¨s sort. Déçus, les choeurs s'en vont aussi en conspuant les acteurs. Ils meurent d'ennui, touchés au fond du choeur d'une atteinte imprévue aussi bien que mortelle.

Scène V

Il ne se passe rien qui vaille la peine d'être relaté ici*.

Scène de ménage

Passe une vieille dame avec un balai. Elle nettoie la pièce. Voilà une pièce de théâtre nettoyée.

Scène VI

Hamlet@microsoft.net: Lettre ou ne pas lettre. Telle (il se met une pomme sur la tête) est la question.

Stilton: Diantre, vous me faites penser qu'il nous faut trouver ces maudites lettres. Gageons que les lecteurs les auront trouvées jusqu'ici** (ils vous regardent, les yeux remplis d'espoir).

Hamlet@, fier: J'apporte un indice. Ecoutez donc cela, cela me semble bien ésotérique "Aimé Césaire ne saignait pas, il n'en avait pas l'air"..(murmure dans la salle)

Stilton, geignant: Ah, je me meurs! (il se meurt)

Hamlet@: Que lui arrive-t-il?

Freud: L'indice sûrement, l'indice semble lui causer du tracas.

Stilton, geignant déjà moins: Je suis mort. (il est mort)

Freud: Pourtant l'indice est simple. Mourir me semble bien exagéré.

Stilton, ne geignant plus du tout: Je suis enterré. (le voilà enterré)

Hamlet@: Au moins l'enterrement fut rapide.

Freud: Et beau! L'oraison était pure.

Hamlet@: Mais critiquable.

Freud: Vous savez, la critique de l'oraison pure n'est jamais aisée.

Le rideau tombe. Aïe. Double fracture tibia-péroné.

* à noter que, n'ayant pas plus d'intérêt à cet endroit du texte, cela n'est pas relaté ici non plus, et surtout pas par Ernst-Emilien Sedorovinsky.

** Vous ne trouverez sûrement pas les réponses dans "Déchiffrer des lettres" d'Ernst-Emilien Sedorovinsky et Laurent Romeschko, qui n'en reste pas moins un excellent ouvrage.

*** Il est assez étonnant de voir qu'Ernst-Emilien Sedorovinsky n'a rien écrit à ce sujet.

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Voilà longtemps qu'on a pas voté, on s'y remet, pour éliminer:

Pierre Papier-Ciseau tapez "orang-outan"

Arantius Dyo¨s, tapez "Wimbledon"

Hamlet@microsoft.net, tapez "violoncelle"

Karl-Friedrich Norbert Freud, tapez "kimono"

Ernst-Emilien Sedorovinsky, tapez "Ignace de Loyola"

Ca va sinon?   

Posté par Badibuh à 19:48 - Walk on the blog - Commentaires [21] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 juin 2006

Episode V

[Auto-promo] Vous vous êtes endormi en regardant France-Suisse...vous avez pleuré de rire devant France-Corée...et pourtant vous savez très bien que vous vous vautrerez devant France-Togo, malgré le spectacle pitoyable. Et tout cela vous désole. Ce qu'il vous faut, c'est un épisode haut en couleur de Walk on The Blog, avec des jeux de mots, du suspens, des sentiments, une intrigue, un meurtre... C'est pourquoi je vous conseille de lire au plus vite l'Episode V: La suite du début, le début de la suite, aussi drôle et inutile que le coaching de Raymond Domenech, aussi réussi qu'une passe de Zidane dans le vide, bien plus excitant qu'une tête d'Henry dans les tribunes. Oui, il vous faut le lire vos paupières sont lourdes, lisez, lisez. J'espère cependant que Raymond Devos ne se retournera pas dans sa tombe, ou qu'au pire il avait déjà été déposé à l'envers.

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Episode V: Où l'on cherche à savoir si cela a un sens de vouloir échapper au temps (à la manière de Raymond Devos)

Figurez-vous que l'autre jour j'ai visité une ville fort sympathique, dans laquelle les gens voulaient absolument échapper au temps. Incroyable. Une fois arrivé à l'entrée de la ville, comme j'ai un peu de temps devant moi, je me mets en tête de le rattraper. Mais en vain, c'était bel et bien du temps de perdu. Tellement perdu, d'ailleurs, qu'il me demande son chemin. Je lui réponds que je ne sais même pas où il veut aller, impossible donc de lui dire comment y aller. Du coup, il continue sa ronde, et moi, hésitant, je le laisse naïvement s'échapper.

Quelques temps plus tard (j'en avais croisé un certain nombre), je rencontre un vieux bonhomme (qui avait fait son temps), Arantius Dyo¨s, qui me demande si je n'ai pas vu le temps passer. Je lui reponds que oui bien sûr, je l'ai vu passer mais que je n'ai pas pu le rattraper. Et là, il me demande "est-ce nous qui ne faisons que passer le temps, ou bien est-ce le temps qui se contente de passer, de lui même?". Je n'y comprenais plus rien, voyez-vous. Bernard-Henry ou Marc eux-mêmes n'auraient pu m'aider*. Ne sachant que dire, j'essaie de gagner du temps, je parle de la pluie et du beau temps, mais le bonhomme me répond que je perds mon temps. Arrive un autre énergumène, Hamlet@microsoft.net, qui se plaint: on est plus en sécurité, par les temps qui courent...les temps qui courent, ah mes amis, imaginez ma tristesse. Comment le rattraper maintenant s'il se met à courir, et en banc (de temps) de surcroît, déjà qu'en marchant je n'y arrivais point. Ma course contre le temps était bien mal embarquée.

Entre temps, un autre homme débarque, le genre important, "vous avez entendu parler de la course contre les années?" me demande-t-il. Cela m'étonne, je lui conseille de courir contre les heures, elles sont plus petites. "Vous êtes fou malheureux, elles sont bien plus rapides et plus nombreuses." rétorque-t-il. C'est vous qui êtes fou, dis-je dans un excès de colère. Il ne l'entend pas de cette oreille. Ni de l'autre (ce qui nous rassure quant à sa symétrie). On ne traite pas le Docteur Gédéon Amadeus Stilton de fou. En tout cas, notre discussion ne fit qu'un temps. Je reprends ma route.

Un peu plus loin, je croise un drôle d'individu, un type épatant. Un poète nommé Pierre Papier-Ciseau qui déclame soudain "le temps nous égare, le temps nous étreint, le temps nous est gare, le temps nous est train!". Que faites-vous? demande-je. Il me répond qu'il poète, à mi-temps, et effectivement il poétait, et cela se sentait. Se prenant pour un vieux sage, voilà qu'il commence à éructer "Ho vous savez, de mon temps, celui de Montand..", voilà qu'il parle de son temps, je me sentais vraiment mal, il va falloir que je parle du mien (pas de Montand), comment faire, vraiment comment faire. Heureusement, il renchérit en me demandant si on peut échapper au temps...échapper au temps, quelle drôle d'idée. Voilà un certain temps que j'essaie de trouver le temps, et lui il veut lui échapper. Un individu réellement singulier, heureusement d'ailleurs parce que mis au pluriel je ne m'en serais pas sorti. Et pendant ce temps là, le temps passe, et moi je ,ne le trouve pas, à mon grand désarroi. Et je ne savais même pas dans quel sens il passait, alors que pour lui échapper, ou le rattraper, il faut savoir s'il part à gauche ou à droite.

Cela n'avait aucun sens. Je tente donc de quitter la ville, hésitant entre le panneau "Toutes directions" et celui "Autres directions", je demande mon chemin à un brave psychiatre, Karl-Friedrich Norbert Freud, qui me demande si je n'ai pas plutôt un peu de temps devant moi pour parler philosophie. Diantre, oui j'avais du temps devant moi, mais il n'était pas à moi. Laissez-moi le temps de vous expliquer me dit-il...mais bon sang, j'aurais aimé lui laisser le temps, mais puisque je ne l'avais pas...le temps. Au temps pour moi, assène-t-il. Ô temps pour lui...et pour moi? Et bien non, on ne me laissait vraiment rien, ou du moins pas autant. Mon désarroi allait croissant, au beurre.

Puis arrive une jeune demoiselle, magnifique, Hermenegilde, avec qui j'aurais aimé passé du bon temps, mais il m'en restait de moins en moins. Ah quel doux prénom, un prénom hors du temps, pensai-je. Je lui explique donc que je n'ai pas le temps. Elle réplique "mais je suis jeune, j'ai le temps avec moi". Et là effectivement qui arrive à ses côtés, je vous le donne en mille...le temps! Militant contre les maux de temps et la fin des temps, avec le vent**. Parce que malgré toutes ces histoires, le temps trouvait le temps d'être quiet, je trouvais cela inquiétant. Pis, le temps riait, et ça en devenait irritant. Oui, mais le temps est assassin, assène, rupin, le Docteur Stilton. Et en effet, le temps tue la pauvre jeune fille, minutieusement, en prenant son temps, il la tue de vieillesse devant nos yeux. Mourir de vieillesse, si jeune. Puis il jette son corps ridé dans un étang nouvellement refait, l'étang moderne***. 

Enfin, histoire de placer un indice Oulipien, voilà que le temps s'enfuit par les gares d'Alès plus Sète, puis il s'écrie "concordant 5_3__ 21 4__, la leucite de ce troublant épithalame est incarnée". Voyez-vous, je ne sais pas si on peut échapper au temps, je crois même que c'est lui qui nous échappe, mais ce qui est sûr, c'est que le temps nous est gare.

*"Le Lévy, à temps", ouvrage dans lequel Ernst-Emilien Sedorovinsky nous avoue sa franche amitié avec BHL et Marc Lévy.

**"Ô ,temps en emporte le vent" d'Ernst-Emilien Sedorovinsky est une étude anthropologique détaillée sur les rapports complexes qu'entretiennent le temps et le vent.

***"L'étang moderne" est en réalité un excellent livre d'Ernst-Emilien, de là à dire qu'on peut se jeter dans un live, cela reste à prouver.

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Votez jeunesse, pour éliminer:

Arantius Dyo¨s, tapez "Zinédine Zidane"

Le Docteur Stilton, tapez "0-0"

Hamlet@microsoft.net, tapez "vitesse de jeu"

Pierre-Papier Ciseau, tapez "dégagement dans les tribunes"

Karl-Friedrich Norbert Freud, tapez "au revoir les Bleus"

Ernst-Emilien Sedorovinsky, tapez "2002"

P.S. (parti socialiste): je n'ai pas d'idée pour l'épisode VI, donc vous pouvez proposer des idées farfelues...

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15 juin 2006

Retour aux affaires courantes

Après avoir malencontrueusement tué Raymond Devos, ce blog doit reprendre les affaires courantes, c'est à dire notre grande aventure de la mort qui tue. Les derniers résultats donnent un ex-aequo entre Hermenegilde et Ernst-Emilien Sedorovinsky, ce qui nécessite un nouveau vote, siouplait:

Pour éliminer Hermenegilde tapez "potiron tchèque".

Pour éliminer Ernst-Emilien Sedorovinsky tapez "tacle sur l'arbitre".

Pour ce qui est de l'épisode V, il explorera ce problème philosophique fort à propos: "cela a-t-il un sens de vouloir échapper au temps?" à la manière de Raymond Devos.

Sinon, c'est dur de voir mourir Raymond Devos, quand en plus on pense au temps qu'il faudra attendre avant que Franck Dubosc en fasse de même, c'est encore plus dur.

Posté par Badibuh à 22:40 - Walk on the blog - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 juin 2006

Episode IV définitif

Huit personnes ont participé activement, avec génie et talent, à l'épisode IV qui apparaît sous sa forme définitive: un peu long mais d'une qualité rare, voire d'une rare qualité. J'invite, je somme même, les quelques lecteurs de ce modeste blog à se rendre au plus vite sur les blogs des huit participants car cela vaut vraiment le détour.

Episode IV: Où les auteurs (multiples et talentueux) donnent à l'histoire des reliefs et des pistes intéressants pour la suite

L'audience reprit son cours dans une atmosphère pesante, ce fut l'avocat de la défense qui prit la parole. A dire vrai, les huit jurés restants n'étaient que peu attentifs au discours du brave homme, chacun étant perdu dans ses pensées.

Karl, l'indigent au QI d'une loutre

Disait passivement s'en contrefoutre

Tandis que Friedrich, éminent psychiatre

Songeait à une formation de pédiatre.

Norbert insistait : "oui, c'est le notre"

Sans retenue aucune, vola le votre.

Freud gribouillait un mauvais chapitre

"Dieu, s'écria-t-il, quel hectolitre"!

("Le schizophrène enchaîné" huitain avec rimes obligées en -outre, -atre, -otre et -itre par Anteresi)

Pendant ce temps là, l'avocat brandissait un dossier dans lequel il était prouvé que "__3__ 21 4__" était né sous X, et dans lequel figurait des souvenirs d'enfance (recueillis par Georges P., psychologue)(indice). Il racontait en même temps un épisode terrible de la vie de l'accusé, au cours duquel ses camarade de classe* l'avaient humilié en lui volant son cartable. Riant de cette idée, le Docteur Gédéon Stilton regarda Hermenegilde qui semblait bien loin de ce triste tribunal. Un sourire béat illuminait son visage, en effet elle avait ingurgité un nombre incalculable de pilules et était complètement stone, partie, ailleurs au dessus de la salle d'audience. Pour le docteur Stilton, les choses étaient moins radieuses, son estomac émettait des signes avant-coureurs d'une digestion difficile (il sentait que ses chylomicrons, hypertrophiés ou récalcitrants, avaient du mal à s'engouffrer dans ses vaisseaux chylifères). Malgré une salade niçoise (sans oignon, avait-il précisé au serveur) en entrée, mais qui avait servi d'alibi, il n'avait pu résister et s'était gavé de Spotz (un plat turc à base de crabe, de beurre et de crème glacée périmée) qui allait lui coûter d'intenses douleurs dans les heures à venir. Dans ces moments là, il en venait à souhaiter devenir une lame de couteau rouillée, un oryctérope blessé, voire même une balle de jokari heurtant violemment des murs pleins de clous, plutôt que de souffrir de la sorte. "Proparoxyton", hurla soudainement Hermenegilde, sous l'effet des pilules en réponse au président du tribunal lui demandant de décliner son identité. Ce cri tira le docteur de ses pensées médicales, il se reconcentra.

(5 mots obligés: salade niçoise sans oignons, oryctérope, jokari, proparoxyton et chylomicrons (mea culpa ce dernier est un terme médical très utilisé mais non présent dans le Larousse 2005, je n'avais pas vérifié) par Dragibus)

Hermenegilde se faisait un flash-back sur le week-end précédent, passé allégretto avec un barman, un vrai donjuan, dans son bungalow kitch de la Costa del Sol. Un vrai scénario de film X, avec toasts à coup de de scotch ou de martini, zakouskis, tagliatelles, puis après ces salamalecs, un petit strip-tease (bye-bye blue-jean et body) et un karma crescendo sur le waterbed pour atteindre au finish le bigbang. Wow, le nirvana! Elle s'imaginait déjà enfin mariée, mangeant des raviolis avec son superman.

(Tant-Bourrin avec le maximum de mots d'origine étrangère)

Et pourtant, elle n'avait jamais vu un tel coup de foudre se produire, sauf peut-être en Novril 1874,3**, date très précise à laquelle Arantius Dyo¨s, faux fils de France philodendrophile droit venu de Finlande fila d'un fast-food en feu dans la folle foule fuyant les débrits. Défini fidèle fou de Difool, il avait fait face au défi débile de foutre le feu à des façades qu'il défonça. Face à l'autodafé, il déféqua, défroqué, et décida de dire fort de façon à être fiché dans la radio "Fuck les flics". Défoulé, il dut feinter des flaques et fuire dard-dard les sifflets des fêlés flics. Essouflé et foulé, il s'effronda et se fit de facto ferrer et, fessé, il dut se dédire. Il fut déféré et, indéfendable du fardeau du délit, il finit au frais, face au philosophe Friedrich Freud, finissant Phèdre.

("Firefighters and physicians philosophically fought failures fearlessly" allitération en "f et d" par Tipierre)

Se revoyant aussi jeune, il ne put s'empêcher de se trouver des points communs avec Pierre Papier-Ciseau (dont le nom a changé et El Jj a bien raison mais je me trompais toujours quand je jouais à ce jeu gamin, et oui pierre et caillou c'est la même chose, c'était donc papier!) galant jouveanceau, fils métissé d'un Koweïtien et d'une Zimbabwéenne, qui charmait les yeux inquiets d'Arantius Dyo¨s. L'éphèbe revenait en effet d'un séjour dans les kolkhozes de l'ex-Yougoslavie qui l'avait amené à rencontrer Willy, le célèbre cétacé. Un whiskey au bar "Chez Marcel" avec l'orque avait lié les deux protagonistes, la soirée s'était terminée par une joyeuse fête dans la boîte du coin (le genre de boîte afro-jazzy-techno, aux backroomes coquines et aux WC puant les relants de vomis). L'histoire n'explique pas bien la fin de toute cette intrigue, mais pour Arantius Dyo¨s, Pierre Papier-Ciseau reste à la jeunesse ce que la cuisine au wok est à la gastronomie: de vieux idéaux perdus de magazine.

("Servez jovialement à ce monsieur une bière fraîche et exquise et des kiwis funkys en grappes", avec toutes les lettres de l'alphabet dans chaque phrase, par El Jj)

A l'autre bout du banc, Hamlet@microsoft.net ne pouvait, encore une fois, s'empêcher de penser à Hermenegilde. Assise près de lui, il en profitait pour la dévisager, la décolleter, la déjamber***. Après sa discussion avec le chat-mot sur l'hêtre (et le néon), il ressentit un P'tit blues peinard. Hermenegilde faisait un bad trip, Elle était en plein Délires schizo-maniaco-psychotiques. Il pensa, "C'est ta chance" le jour où tu aurais pu te la faire Là-bas, elle fait un trip à la Jeanine médicament blues. Hamlet@ regarda Hermenegilde en lui demandant "A quoi tu sers?". L'autre se trouvait complétement A l'envers et répondit d'une voix Entre gris clair et gris foncé: "C'est pas vrai, Compte pas sur moi", des propos incohérents quoi, comme Quand la bouteille et vide. Il décida de penser à lui à son enfance avec ses Frères, sa copine Laëtitia qui était une Petite fille avec qui il avait l'habitude de Veiller tard et de faire Quelque chose de bizarre: ils se léchaient mutuellement les sourcils, plus particulièrement les Nuits de solitude, après un Jour bizarre. Alors que son rêve à lui qui était Né en 17 à Leidenstadt était d'Etre le premier, il rêvait qu'on dise de lui qu'Il changeait la vie. Il se retrouvait avec sa cousine qui n'appartenait pas au groupe des Filles faciles, en lui répétant que La vie c'est mieux quand on est amoureux, merde. Mais ce qu'il vivait avec elle était Confidentiel. Tiens, qu'était devenue Natacha? Il avait entendu dire qu'Elle a fait un bébé tout seule. Un membre de sa Famille! Le chat-mot, interrogé sur cette éventualité avait lissé ses bosses avant de répondre "Long is the road"!

(paragraphe avec le maximum de titres de chansons de Jean-Jacques Goldman par Matthieu)

Mais soudain, alors que tous semblaient paisibles, embués dans une sorte de rêverie partagée, un évènement impromptu les tira de cette douce inconscience.

Xénophile pas tentée, Iryna s'attira rapidement l'inimitié de tous les présents commensaux.

Yakuzas stercoraux quand une femme s'immisce, car rien ne change, de Vladivostock à Bondy,

La mâle équipe a su rendre la coupe amère à notre rousse amie qui n'eut la chance de faire appel.

Inique affaire ne méritant que le mépris, car l'alliance misogyne mit en place un glaçant statut-quo.

Décédant des suites de l'ingestion d'un steack aux rognons honteusement parfumés à l'arsenic

Iryna Yrinavaniavalic su ne pas perdre sa sensuelle allure au moment où s'achevait ce désolant mélo.

Nous nous souviendrons longtemps, avec émotion, de cette pétulante slave qui en faisait toujours trop,

Et nous espérons sincérement que les reliefs de ce fatal repas n'auront pas raison que de sa triste existence.

(huitain avec acrostiche initial "xylidine" et acrostiche final "xylocope" par Philomène)

* le premier ouvrage d'Ernst-Emilien Sedorovinsky, écrit alors qu'il n'avait que neuf ans, s'intitule "Ah putain ils m'ont encore frappé", il y parle de ses camarades de classe et de tout l'amour qu'ils lui portaient déjà. Chez Plon.

** puis il récidive avec cette magnifique mille-huit-cent-soixante-quatorzologie (c'est comme une trilogie mais x1874) intitulée Novril**. Magnifique bouquin qui explore tous les calembours possibles avec Novril. Citons pour exemple "le Novril du monde", "le Poisson 'dNovril"...

*** enfin, ce dernier essai sur l'apostasie et la critique unanime des derniers philosophes, intitulé "J'aimerais bien me taper Sharon Stone avant de mourir". Essai terrible dans lequel il espère vainement la décolleter et la déjamber.

(les 3 livres d'Ernst-Emilien Sedorovinsky en fonction des astérisques par Byalpel)

Posté par Badibuh à 02:08 - Walk on the blog - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 juin 2006

Episode IV

Bon, vous allez rire (ahaha): je pars en vacances une semaine! Mais comme je suis gentil, je vous laisse des devoirs de vacances:

a) Il vous faudra voter

b) Il vous faudra participer à l'épisode IV (vous verrez plus bas)

c) Il vous faudra résoudre une énigme

d) Dans ma grande mansuétude, il n'ya pas de d)

********************

En effet, dans cet épisode, comme j'apprécie vos qualités d'écritures à tous, vous devrez écrire une partie du texte, chacun ayant à s'occuper d'un personnage avec une contrainte donnée. Il est évident que si par manque de temps, d'envie, de motivation ou si votre avocat vous soutient que ceci est illégal et qu'il est strictement interdit de vous faire écrire sur un autre blog sans rémunération, vous pouvez refuser et une autre personne peut le faire à votre place. Mais ça serait rigolo que tout le monde fasse un petit bout, en essayant de ne pas faire trop long, disons 10 lignes grand maximum et en essayant de faire qu'il existe un certain lien au fil du texte et avec les épisodes précèdents. Vous avez jusqu'à lundi prochain (le 12) pour proposer votre texte définitif, donc pas mal de temps.

Niveau huisseries et comptabilité, c'est Irina avec 6 voix et 37,5% des votes qui nous quitte.

********************

Episode IV: Où l'auteur s'affranchit de ses obligations et laisse les lecteurs s'amuser avec son histoire

L'audience reprit son cours dans une atmosphère pesante, ce fut l'avocat de la défense qui prit la parole. A dire vrai, les huit jurés restants n'étaient que peu attentifs au discours du brave homme, chacun étant perdu dans ses pensées...

Anteresi: un huitain avec 4 rimes obligées en -atre, -itre, -otre, et -outre pour nous parler un peu de Karl-Friedrich Norbert Freud.

Pendant ce temps là, l'avocat brandissait un dossier dans lequel il était prouvé que "__3__ 21 4__" était né sous X, et dans lequel figuraient des souvenirs d'enfance (notés par Georges P., psychologue)(ceci est un double indice, mais pour une seule lettre). Il racontait en même temps un épisode terrible de la vie de l'accusé, au cours duquel ses camarades de classe* l'avaient humilié en lui volant son cartable...

Dragibus: mais qu'arrive-t-il au Docteur Stilton? Je n'en ai pas la moindre idée, je sais uniquement qu'il te faudra utiliser les mots "chylomicrons, jokari, oryctérope, proparoxyton et salade niçoise sans oignons" pour nous le raconter.

Riant de cette idée, il regarda Hermenegilde qui semblait bien loin de ce triste tribunal. Un sourire béat illuminait son visage, en effet...

Tant-Bourrin: avec uniquement (du moins le plus possible) des mots d'origine étrangère mais bien ancrés dans le vocabulaire français (ersatz, T-shirt...) pour nous expliquer cette béatitude d'Hermenegilde.

Et pourtant, elle n'avait jamais vu un telle chose se produire, sauf peut-être une fois en Novril 1874,3**, date exacte à laquelle Arantius Dyo¨s...

Tipierre: une allitération en "f et d" (c'est rigolo) pour un magnifique passage sur Arantius Dyo¨s

Se revoyant aussi jeune, il ne put s'empêcher de se trouver des points communs avec Pierre Caillou-Ciseau, sur qui son regard se porta.

El Jj: merci de caser toutes les lettres de l'alphabet dans chaque phrase et de nous raconter les "aventures" de Pierre Caillou-Ciseau 

A l'autre bout du banc, Hamlet@ ne pouvait, encore une fois, s'empêcher de penser à Hermeneglide, assise près de lui. Il en profitait pour la dévisager, la décolleter, la déjamber ***.

Matthieu (si tu es reviendu de vacances): en plaçant le plus de titres de chanson de Jean-Jacques Goldman, pour nous parler d'Hamlet@microsoft.net

Mais soudain, alors que tous semblaient paisibles, embués dans une sorte de rêverie partagée, un événement impromptu les tira de cette douce inconscience.

Philomène: un huitain avec un acrostiche initial: "xylidine" et un acrostiche final: "xylocope" afin de nous conter la mort d'Iryna Yrinavaniavalic

Byalpel: quels sont les trois ouvrages d'Ernst-Emilien Sedorovisnky, en rapport avec les 3 astériques savamment placés au long du texte.

(Merci et bravo d'avance à tous et à toutes)

********************

Et pour changer un peu, on revote, pour éliminer:

Hermenegilde, tapez "1"

Le Docteur Stilton, tapez "Guillermo Villas"

Karl-Friedrich Norbert Freud, tapez "421"

Arantius Dyo¨s, tapez "Snoopy"

Hamlet@microsoft.net, tapez "Brejnev"

Pierre Caillou-Ciseau, tapez "zinjhanthrope"

Ernst-Emilien Sedorovinsky, tapez "1984"

Concernant la contrainte pour l'épisode V, elle sera simple: cet épisode devra fournir une réponse badibesque à l'un des sujets de philo du bac (le plus tordu)! 

********************

Voilà, donc vous votez, vous écrivez, vous résolvez (voti, ecrivi, resolvi)(oui, je suis nul en latin)(latini nulo badibum est) et comme j'ai une grand âme, vous avez le droit de faire des bêtises pendant mon absence, mais je veux que tout soit en ordre à mon retour et que chacun ait écrit son paragraphe, sinon je transforme ce blog en plate-forme communiste et/ou extraterrestre.

Ne me remerciez pas.

Posté par Badibuh à 00:44 - Walk on the blog - Commentaires [21] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 mai 2006

Episode III

Voici le troisième épisode, avec son allitération en "r, s et t". Mes statistiques ayant explosé de manière inexplicable je me permet de demander à l'un de ces visiteurs anonymes si l'adresse de ce blog se trouve par hasard sur la page d'accueil de canalblog...

*******************

Episode III: Où trente-six (ou trentre-trois) érythréens s'irriteraient sans sincerité, un titre sans sens certain

Trop tard pour tarir sa tristesse, pour ressusciter, restaurer ou ressourcer son entrain. Le chat-mot se trouvait scélérat, terroriste. Terrorisé, l'esprit torturé, et pourtant athée, il saturait d'oraisons pour Râ, Tor, Toutatis, Seth, Isis, Osiris, Toth, Rhéa, Arès, Oreste et d'autres. Il éructait, tantôt trop, tantôt trop peu, ressassant sans cesse le triste trépas de l'austère retraitée: "Ô sinsitre sort d'airain, ô frustre théâtre d'une traître scène". Tôt ou tard, il serait rétréci à son tour, il en était certain. Il souhaitait périr, il en fit part à Hamlet@microsoft.net, qui, très terre-à-terre, rétorqua "Ras le train de tes histoires retorses, j'en suis saturé, rasé, par trop rassasié." Sa réussite était pourtant sûre et certaine, assurée: soit rester en présence de sept cent soixante-six sangsues ou d'autant de tsé-tsé, soit par l'absorption de cyanure ou de tritium, en s'aspergeant de sarin, il saurait aussitôt tisser la trame de son existence, la synthétiser, en situer l'arrêt, la cessation et se présenter à Satan sans resistance.

A l'écart, Arantius Dyo¨s se restaurait, serein sous son sari de satin, un vrai repas de tzar de Russie, de vizir d'Oran: tartare et toast de thon de Tarascon, saucisses de Morteau et riz saucés, tarin de taureau (sans trace d'os), tourte aux truites, tarte tatin de Reims, le tout assorti d'un rosé de Tours. Il sauçait aussi un saussison sec sans se soucier du sceau de Samson, ni de Soissons*.

Hermenegilde et Pierre Caillou-Ciseau, en tête-à-tête, sirotaient, sans souci un sirop de thym. Elle roturière, lui roi de l'étain, de l'or, du titane, artiste suintant de testostérone par tous les pores et tentant (essayant sans tact) de s'assurer une soirée de tsar, où elle ôterait (où il retirerait) ses dessous de soie. Il ratura un quatrain pourtant souscrit à une certaine astreinte littéraire, tel un Tacite, un Rostand, un Rousseau ou une Sarraute:

Terrasser ici six-cent Titans, satyres en transe

Pour éreinter la transsubstantation latente

Traçant sans sextant sur un Raïs en errance

Son noir corset velu des mouches éclatantes

(le dernier vers est un indice pour le nom de  __3__ 21 ___)   

Irrité par le tintouin du procès et sourd aux strass tartes des deux tourtereaux, Karl-Friedrich Norbert Freud se terra, trois heures durant, sous le tronc d'un sureau et se rassasia d'un titre rare de Sartre, hérité de son tonton, "L'existence sans l'essence", ceci en est un extrait "...certes l'être sartrien, aussi austère et sans assurance soit-il, sait instaurer sans ersatz sa réticence à l'existence [...] sans pour autant seriner sans cesse une insurrection contre l'essence...".

Au sous-sol, le Docteur Stilton, cintré d'un sweat-shirt "Starssystem six" et d'un T-shirt trop ceinturé, sursauta lorsque la rousse Iryna Yrinavanialavic s'introduisit dans son "terrier". Il sourit, trahissant sans doute sa surprise, ou pire son ire, à l'entrée de la russe. Chantant un air de Strauss, elle sut par sa tessiture lui tirer un sourire, puis un rire. L'espoir assorti d'hystérie d'une oaristys naissante rythma le scherzo, repris avec entrain et coeur par les deux trentenaires.

A l'abris le chat-mot, terassé, enserré dans une sorte de saint-suaire assurait sa sortie: "Sainte-Retraite d'un triste tzar" ou "Sirius, astre éteint" aurait titré Tristan Tzara. Tranquille. Il avait deux trous rouges au côté droit. (ceci est un indice d'indice, il vous indique chez quel poète trouver la réponse à l'indice)

* 'l'hallali liait l'île à la houle", "Même un môme mimait ma mamy aimée", "Nani, une nana ni nounou ni nonne" sont trois ouvrages d'enfance d'Erst-Emilien Sedorovinsky n'ayant strictement aucun rapport avec cet épisode.

********************   

Et on revote, dans la joie et l'allégresse, pour éliminer:

Hermenegilde, tapez "1"

Le Dr. Stilton, tapez "Guillermo Villas"

Iryna Yrinavaniavalic, tapez "exp 9"

Karl-Friedrich Norbert Freud, tapez "421"

Arantius Dyo¨s, tapez "Snoopy"

Hamlet@microsoft.net, tapez "Brejnev"

Pierre Caillou-Ciseau, tapez ""zinjhanthrope"

Ernst-Emilien Sedorovinsky, tapez "1984"

Fin des votes vendredi soir à minuit. Deux votes par personne, vous connaissez...    

Posté par Badibuh à 16:29 - Walk on the blog - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 mai 2006

Ce soir pas de titre

Nous tirâmes notre huissier (je ne sais pas si je vous l’ai dit, mais c’est un type vraiment sympa) de ses occupations, ma foi, fort intéressantes (il glandait devant la télé lisait Tolstoï en version originale)(après avoir couru un marathon et joué les plus beaux préludes de Bach et d‘Haendel)(en version originale) pour qu’il nous donnât les résultats (subjonctif, c’est cadeau, je vous en remet une lichette) et nous fît part de son art de la statistique. Vous pouvez encore une fois applaudir sa ponctualité. Nos charmantes secrétaires l’ont bien évidemment épaulé dans cette lourde tâche, et nous ne pouvons que les en remercier. D’ailleurs nous les remercions, faute de pouvoir assurer leurs salaires (ce jeu de mots a été longuement discuté, puis il a été décidé le garder).

Et bien, si certains ont attendu le dernier moment pour voter, et après tout en quoi pourrait-on les blâmer, puisque tel est leur droit, ils ne se sont pas contenter d’attendre, que néni, ils ont tout simplement largement fait chavirer les évènements(notez l’image poétique) et juré la disparition d’un personnage, qui se pensait fort à l’abris il y a peu. Mais voilà qu’en quelques heures, son destin s’est assombri, et c’est l’œil vif, la fesse fraîche et le sein arrogant que notre huissier, maintenant remis de ses péripéties, nous livre, tout de go, (pour ce qui est de "tout de go", vous pouvez l’enlever s’il vous gêne) l’impartiale décision:

Avec 6 voix sur 18 votes (c’est un plébiscite), soit 33% tout rond, le seul personnage, non hominoïde, ni homininé, ni hominidé, j’ai nommé le chat-mot, se devra de nous quitter au prochain épisode.

Pour ceux qui aiment connaître les dessous de l’histoire, sachez que Pierre Caillou-Ciseau a fortement tremblé tant son éviction pouvait sembler proche par moment, et je ne donne pas cher de sa peau au prochain vote.

Notre écriteur en chef (qui est un type tout aussi sympa que ce que peut l’être notre huissier), actuellement occupé à de nobles tâches, comprenez par là qu’il glande lui aussi devant son téléviseur relit l’intégrale de Kant (en version intégrale et originale) tout en (khamon) repeignant, avec l’art du détail, le plafond de la chapelle Sixtine sur un dessous de bol, devrait bientôt se mettre à l’œuvre et vous proposer la mort du chat-mot, le tout nappé d’une succulente allitération en "r, s et t", avec quelques rares digressions en "l, m et n", dans l’optique, malgré tout, de contenter (un peu) ceux qui eussent préféré cette allitération ("eussent" ne convient sûrement pas, mais tant pis, considérons que c'est une licence poétique)(puis il est tard).

J’en profite pour vous inviter à souhaiter un joyeux anniversaire à Anteresi, qui a rejoint il y a deux jours (trois jours maintenant parce que c’est minuit et des brouettes, haha dis donc c’est une blague de 31 décembre ça)(voilà à quoi on en est réduit, parfois) le monde fabuleux des adultes: un monde où il fait bon vivre, un monde qui sent bon, un monde beau à voir, agréable à écouter, tout ça (essayez de la convaincre que c'est bien, quoi).

A sous peu.

Posté par Badibuh à 00:11 - Walk on the blog - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 mai 2006

Episode II

Où la mort frappe à la porte, puis, invitée pour l'apéritif, prend un scotch bien tassé

Brzkinzouiiiiiffffff.....puis plus rien. Malgré le bruit suspect émis par la cafetière, le docteur Gédéon Amadeus Stilton, peu méfiant, amena le goblet en plastique à sa bouche, ingurgita une lampée de son contenu qu'il s'empressa de recracher sur la moquette, désagréablement surpris qu'il fut par le goût, le bruit et l'odeur de son café, qui n'était en réalité autre que du cassoulet, mêlant l'âpreté de la pâte à modeler à l'âcreté de l'aspirine. Riant de la mésaventure survenue, les huit autres jurés n'en oublièrent pas moins de soupçonner le programmmateur électronique de la machine à café et se mirent à la recherche de la notice qui se devait de l'accompagner, de par son essence d'engin électronique, qui, n'en déplaise à certains, précédait son existence d'outil à fournir du café*. Iryna Yrivaniavalic trouva finalement dans un tiroir un bout de papier jauni et froissé qui semblait pouvoir être considéré comme la notice recherchée. Les instructions étant en suédois, le rôle de traducteur revint sans discussion à Arantius Dyo¨s puisqu'il avait étudié l'italien en seconde 7 au lycée Arthur Rimbaud d'Eglanteuille. Il put ainsi traduire, sans coup férir, "vor dag appel produktionsstyrningssystemsprogramvaruuppdatering" par "n'appelez en aucun cas l'agent agrée à la réparation et à la maintenance des brouettes" (brouette se dit "skottkärra" en suédois, ce qui ne ressemble en rien à "varuuppdatering" et explique l'erreur du vieil homme). Ils appelèrent donc sur le champ l'agent chargé de la production des mises à jour des systèmes informatiques, puisqu'il n'était pas agrée aux brouettes.

Si les programmateurs informatiques sont en règle générale de fantaisistes individus avenants mais peu prolixes, fantasques power rangers habituellement vêtus d'un seyant bermuda, improbables Mac Giver porteurs de tongs, ajoutant à leur accoutrement une criarde chemise hawaïenne, la jeune stagiaire qui pénétra dans la pièce quelques minutes plus tard ne répondait à aucun de ces critères. "Claire De Lune" se présenta-t-elle, souriante. Une fois mis au fait du fâcheux incident arrivé à notre jeune éphèbe, la bath rit et établit son diagnostic:

- Qu'est-ce Claire? demanda Iryna, visiblement soucieuse des déboires de la machine.

- Trois fois rien, du moins rien de neuf. Vous en aurez pour cinq balles, tout au plus. 4,84509804001425683071221625859264 me semble-t-il, si je ne me trompe pas sur les chiffres en cours. Une clé de huit et une courte opération que l'on nomme la rachianalgésie seront suffisantes.

- L'arachianalgésie? s'étonna Karl-Friedrich Norbert Freud. Faut-il voir ici une quelconque rapport avec les araignées?

- Belle association libre ("c'est mon rayon", murmura le psychanalyste**), mais pas le moins du monde. La rachianalgésie est d'ailleurs déconseillée chez l'arachnide, le risque de paralyser les pédipalpes, ou pis, les chélicères étant trop conséquent. Il me suffira de badigeonner les parties inférieures de votre brave machine d'un puissant analgésique."

Dans cette optique, Mlle De Lune mit en marche d'impressionnants appareils qui causèrent un vacarme infernal, contraignant ses semblables à s'égosiller. Claire demanda à ce qu'on lui fournisse de la colle, mais, précisa-t-elle, pas de la colle Estérolle, dont les défaillances sont depuis longtemps connues des spécialistes. Voulant impressionner Pierre Caillou-Ciseau par ses lectures, Hermenégilde s'exclama:

- "J'ai lu Francis Réverbère dire, dans un magazine "Dana-colle lutte contre la colle Estérolle."

- Votre cousine Anna Co. Luthe? questionna Pierre Caillou-OOOOOO, seriez vous parente avec Ture Luthe?

- Pratiquante de la Ture Luthe?! En réalité je suis croyante mais non pratiquante***, répondit-elle fort sérieusement.

- Dommage, j'aime quand une délicieuse bipède y palpe, rétorqua le poëte, s'imaginant placer savamment, en rétrolien, un mot qu'il avait ouï précédemment."

Pendant ce temps là, Hamlet@microsft.net et le chat-mot discutaient arboriculture. Le quadrupède demandait à son jeune compère s'il pensait qu'on pouvait décemment à la fois hêtre aimé et ne plus hêtre, ce qui fit s'interroger Hamlet@ "Hêtre ou ne pas hêtre, telle est la question". Madame Monsieur-Bonsoir, choquée par cette discussion traitant d'arbres morts, agonit les deux comparses et dénonça une nécrodendrophilie de groupe, moeurs qui lui semblaient fort peu pieuses. "Le sérieux vous tuera" l'apostropha le chat-mot, hilard. Ô funeste prophétie à la clarté démoniaque, ô épique tragédie aux sombres destinées, ô vil animal aux présages méphistophéliques. Voilà qu'un boulon fut violemment éjecté de son engrenage et vint percer, à vive allure et avec un sérieux avoué, le fond du coeur de Madame Monsieur-Bonsoir d'une atteinte imprévue aussi bien que mortelle. Elle chut dans un râle rauqe et bestial, laissant se répandre sur la moquette un sang visqueux, grouillant et purpurin. S'ingéniant à taper jusqu'à sa fin sur le système de ses congénères, elle eut avant de mourir cette phrase énigmatique "_____ 21 ___ ne peignait pas les pissenlits par la racine". Exsangue, elle s'éteignit dans une dernier souflle qui se mua en un pénultième puisqu'il fut suivi d'un (réel) dernier souffle. Ce fut l'instant précis que choisit la cafetière pour se rallumer. 

* confer l'ouvrage de référence en la matière, se devant de garnir toute bibliothèque de qualité "L'existence précède généralement l'essence, mais moins le jeudi" d'Ernst-Emilien Sedorovinsky, chez Harlequin.

**les informations nécessaires peuvent être largement retrouvées dans "La méthode analytique et le roseau, un jeudi" d'Ernst-Emilien Sedorovinsky, aux éditions Harlequin.

*** "Pratiques libidinales et croyances sexuelles le jeudi", d'Ernst-Emilien Sedorovinsky, chez Harlequin, sied à la compréhension de ce phénomène.

**********************

Nous votons à nouveau, pour éliminer:

Hermenégilde, tapez "1"

Le Docteur Stilton, tapez "Marielle Goitschel"

Iryna Yrivaniavalic, tapez "log 7"

Karl-Friedrich Norbert Freud, tapez "127"

Arantius Dyo¨s, tapez "Karamazov"

Hamlet@microsoft.net , tapez "schtroumpf"

Le chat-mot, tapez "8"

Pierre Caillou-Ciseau, tapez "xanthophylle"

Ernst-Emilien Sedorovinsky, tapez "3615"

Toujours 2 votes par personne, et veuillez indiquer si vous préférez une allitération en "l, m et n" ou en "r, s et t" pour l'épisode III. Merci.

Fin des votes vendredi soir à minuit.          

Posté par Badibuh à 17:18 - Walk on the blog - Commentaires [20] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 mai 2006

Tootooyoo (deuxième) tour

Après moults et moults calculs de la part de nos jeunes secrétaires expérimentées, aucun doute n'est possible, il va falloir passer par un deuxième tour, en effet Madame Monsieur-Bonsoir, Iryna Yrivaniavalic, Hamlet@microsoft.net et Ersnt-Emilien Sedorovinsky sont à égalité avec 3 voix chacun sur 22 votes, soit comme vous l'avez calculé de tête à l'instant, 13,6% des votes et un ex-aequo parfait.

Il faudrait donc que vous revotâssiez afin de départager nos quatre grands favoris:

Pour éliminer Iryna Yrivaniavalic, tapez "log 7"

Pour éliminer, Hamlet@microsoft.net tapez "schtroumpf"

Pour éliminer, Ernst-Emilien Sedorovinsky tapez "3615"

Pour éliminer, Madame Monsieur-Bonsoir, tapez "4"

Je rappelle un dernière fois pour les Antérégibus ou autres Drantérési qu'il faut voter 2 fois. Et merci pour tous vos mots fort sympathiques qui je pense vont me donner de quoi me creuser quelque peu les méninges. J'aime beaucoup "nécrodendrophilie" qui est, ça ne s'invente pas, l'attirance sexuelle pour les arbres morts...

Résultats: il est minuit (vous noterez la ponctualité de notre huissier)(un type vraiment sympa) et nous sommes en mesure de vous révéler l'identité du premier personnage éliminé. Cela s'est joué à un cheveu, mais en remportant 8 voix sur 22 au second tour, soit 36,36% des suffrages, Madame Monsieur-Bonsoir s'offre le privilège d'être la première victime collatérale de l'aventure qu'elle quittera au prochain épisode, qui devrait vous être proposé d'ici peu, si mes neurones suivent le rythme.

Posté par Badibuh à 12:35 - Walk on the blog - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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