07 juin 2007

C'est un trou de verdure où chante Dick Rivers

Comme ça fait longtemps qu'on a pas donné dans la Pléïade, un peu de poésie badibesque avant que seuls les poètes de droite ne soient autorisés.

*

*

La portée fermée, prenez les escaliers

Ophélie ! Les jeunes félins que l’on noie

Une fois la nuit venue, dans les ruisseaux

Toi, attendrie et innocente, qui les vois

Agitant naïvement leur incarnat museau.

Oh syphilde Vénus ! que la vie est dure.

Tendre chaton valétudinaire, ton cœur pur

S’ébroue, quand le froid du ruisseau lacrymal

Vient te glacer l’échine de son flot hiémal

Doux cadavres, à qui aurait-on pu les donner,

Fantômes gris, ces innocents minous

Malheureusement, il fallait bien les noyer

Dans le calme mutique de l’onde floue

*

Alors que l’eau verdâtre les mouille

Que leurs yeux à jamais se ferment,

Sarkozy on te pendra par les couilles.

Les gars des chiffres et des lettres sont sur le coup.

*

*

Sinon le jeu de mot du jour pour faire marrer ton ficus: je suis dans un état proche d'Alain Olio.

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Posté par Badibuh à 17:03 - - Commentaires [9] - Permalien [#]


Commentaires sur C'est un trou de verdure où chante Dick Rivers

    Hiémal hiémal...ouh la chochotte

    Posté par Ada, 07 juin 2007 à 17:37 | | Répondre
  • une personne qui s'est reconvertie dans l'encadrement, Alain donc, ça veut dire que maintenant il bosse chez Lapeyre ??

    Posté par dragibus, 07 juin 2007 à 22:00 | | Répondre
  • ah mais tu connais des tas de mots! tu m'en présenteras?

    Posté par raph, 08 juin 2007 à 09:02 | | Répondre
  • C'est encore plus pire que la petite maison dans la prairie par le truchement de comment c'est triste sur le plan de la tristesse.

    Posté par drenka, 08 juin 2007 à 11:25 | | Répondre
  • En plus on t'a pas appris ou quoi ? Faut pas gâcher la nourriture

    Posté par Ada, 08 juin 2007 à 12:12 | | Répondre
  • En te lisant, je vois les larmes de ton corps parsemer l'écran - ou alors je postillonne.

    Posté par la greluche, 08 juin 2007 à 22:15 | | Répondre
  • J'hésite entre le sonnet de Trissotin dans les femmes savantes et Mallarmé sous ectasy question influences...

    Posté par le Concombre, 08 juin 2007 à 22:36 | | Répondre
  • C'est du Victor Hugo ! Si si, il y a même une charge contre Napoléon le Petit à la fin.

    Posté par You des Alpages, 14 juin 2007 à 13:07 | | Répondre
  • J'ai pleuré des rivières (surtout sur la dernière phrase)

    Posté par Chick, 14 juin 2007 à 19:18 | | Répondre
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