L'oreille est hardie

Danièle Evenou, elle a vou, elle a vaincou

23 mai 2007

Epitaphe, le chien

Bon, on aurait pu choisir d’être la France de la fermeture éclaire, du rasoir électrique ou du trombone à coulisse, mais en fait non, on a décidé d’être la France de l’ouverture.

jeanclaudeduss

Ouais je le sens bien là, ce soir c’est la France de l’ouverture

Le meilleur moyen d’être la France de l’ouverture c’est de lire des lettres d’adieu de communistes morts. Ce qui signifie qu’on peut lire des lettres de Robert Hue ou de Marie-Georges Buffet, mais c’est pas très classe comme ouverture me dit-on.

Alors il vaut mieux lire des lettres de Guy Môquet, le frère de Mondial Moquêt, entends-je à ma gauche. Oui, ce jeu de mot est accepté, on passe aux chiffres à droite. 53%.

Mais quitte à lire des lettres d’adieu déchirantes pas la peine d’aller piller le répertoire communiste, déjà bien mal en point depuis que les CD d'Yvette Horner ont disparu du tiroir de la commode du siège du Parti, il y a des chanteurs de droite qui ont déjà fait ce qu’il fallait. Michel Sardou par exemple, qui n’a de communiste qu’un paquet de soupe précuite au fond d’un placard se fend d’une magnifique lettre d’adieu à même de faire chialer le moindre président ne dépassant le mètre quatre-vingt qu’en montant sur un escabeau pour repeindre son plafond et/ou s’accrocher au pinceau, j’enlève les points Shell.

"Mes chers parents,
Je pars.
Je vous aime, mais je pars.
Vous n'aurez plus d'enfant,
Ce soir.
Je ne m'enfuis pas. Je vole.
Comprenez bien: je vole.
Sans fumée, sans alcool(*),
Je vole. Je vole.

Je ne m'enfuis pas. Je vole.
Comprenez bien: je vole..."

Snif.

Et nous qui croyions que c’était Michal pour l’orange de Guy Marchand.

*

* je vous le dis, c'est pas drôle d'être de droite

Posté par Badibuh à 16:49 - Moustache, pilosité et totalitarisme - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 mai 2007

Jeu de nain, jeu de vilain

Puisqu'il est dit que les blogueurs doivent jouer un rôle en politique, tels des Loïc Le Meur des bois, ce blog se lance dans la politique.

Deux verts, ça va...

deux_verts

(encore que, Magnum et Mimi Mathy dans la même série...)

Trois verts, bonjour les dégâts...

noelVoynetcohnbendit

Vu qu'utiliser des jeux de mots éculés ce n'est pas très glorieux, ce blog assume pleinement les responsabilités de cet échec et se retire définitivement de la vie politique.

Du coup vu que je suis grillé en politique, je mets des photos de Robert Hue et de Lionel Jospin. Ca fait toujours influent.

proflogopcotontige

On me signale que non, ça ne va toujours pas.

Faut pas croire, poster le mardi, c'est pas facile.

Posté par Badibuh à 17:15 - Moustache, pilosité et totalitarisme - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 mars 2007

La vie est un saucisson brioché

La question que les gens te posent vachement en ce moment, je sais pas si t'as remarqué, c'est plus "mais "Capri c'est fini" c'est de Hervé Villard ou de Matt Pokora?", ni même "dans une quatrelle, tu mets combien de fonctionnaires hongrois?", mais plutôt "et toi tu vas voter pour qui?". Par exemple les gens sont en train de discuter tous ensemble en mangeant des tortillas pendant que toi tu fais pas gaffe, tu discutes de l'origine du mot roger hanin dans la langue moldave avec ta voisine de droite (ce qui ne signifie pas qu'elle vote à droite, juste qu'elle est située plutôt à la droite de ton corps)(spatialement quoi), et là d'un coup, pris d'un élan incroyable (quand je dis élan, c'est pas au sens orignal) ils se retournent en choeurs vers toi, et ils te disent: "ET TOI BADIBUH, TU VAS VOTER POUR QUI?" (ils y mettent des parenthèses).

Bon, information afférente, on te pose une question, analyse de la question sujet-verbe-complément, à priori les personnes en face de toi souhaitent savoir pour qui tu comptes voter d'ici peu. Alors après plusieurs possibilités: peut-être te parle-t-on de l'Eurovision (auquel cas tu sais très bien que tu vas voter pour le candidat suisse-allemand, donc bon là tu peux répondre facilement)(encore que parfois le candidat macédonien est pas mauvais), fait-on référence à la Nouvelle Star? (dans ce cas là tu peux pas vraiment répondre même si ça te tente bien de revoir assez souvent la chanteuse strip-teaseuse)(oui tu vois je te connais vachement)(parce que le human beat box truc chose il est marrant hein, mais on a pas d'images de strip-tease après ses performances). Là où ça se complique c'est si on te parle de la présidentielle....

Parce que bon t'as pas super envie de répondre à des mecs qui ont grossièrement étalé du guacamol sur des tortillas (qui a dit que ce blog n'avait pas de talent poétique?), pour qui tu vas voter, sachant que déjà toi tu sais pas trop, et surtout qu'à la limite tu veux bien en parler à ton paillasson et à ton chat mais ça s'arrête là, ou peut-être un peu plus loin, genre un mètre, mais pas plus. Voici donc plusieurs idées de réponse:

- "ah tiens, il reste du guacamol..."

- "qui ça tente un jokari en tong?"

- "désolé je joue à ni Zouk Machine ni fistule, je peux pas répondre"

- "comment ça Sim est mort mais c'est affreux mais qu'allons nous devenir aaaaaaah"

- "à ce sujet, je regardais Arte l'autre soir, il devait être 22h, peut être 22h30, en tout cas c'était avant 23h, parce que j'ai entendu ma voisine madame Chombier aller se coucher et je sais qu'elle se couche toujours avant 23h, à cause de ses hémorroïdes, et donc sur Arte il disait, c'est très intéressant, que lors de l'élection en Bolivie en 1856, la moitié des récoltes de blé avaient disparu et que les paysans avaient du faire des pâtes, et comme ils n'avaient pas de ketchup à l'époque.. oui les pauvres, dans quel monde vivons-nous? hein? non mais vraiment, c'est incroyable, comme dit madame chombier, ma voisine, "parfois j'ai mal aux fesses", et comme je la comprends la pauvre, donc je parlais de pâtes, ça tente personne des pâtes? non vraiment parce que sur Arte il expliquait ça bien"

- "j'aime beaucoup la politique extérieure de Bernard Menez"

- "et si on faisait un ni Roger Hanin, ni Marthe Vilalonga?" 

Bon après tu peux aussi répondre en disant pour qui tu vas voter, mais c'est assez dangereux, à mon avis. Surtout si tu comptes pas voter pour les Fatals Picards (dont nous reparlerons)(soit dit en passant).

Posté par Badibuh à 13:00 - Moustache, pilosité et totalitarisme - Commentaires [18] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 février 2007

La folie des glandeurs

Dans la série "la vie est une fête mais j'ai pas été invité...cependant je connais le beau frère du meilleur ami du mec qui organise la soirée" j'ai appris, en revenant de vacances, la mort de Maurice Papon. Or apprendre la mort de Maurice ou devoir par la suite l'apprendre à quelqu'un cela ne s'improvise pas, il faut s'entraîner. Dont acte.

Problème n° 1: "Comment annoncer la mort de Maurice Papon à un proche?"

Si une personne de votre entourage, ou de l'entourage de votre desman vous demande, "tiens il parait qu'un mec sympa et drôle est mort, c'est qui?", ne répondez surtout pas "C'est Papon"... En effet, comme vous l'a sûrement dit votre maman, on ne dit pas "c'est papon", on dit "che n'aime pas". Répondez plutôt "Il reste du maroual dans le frigo?"

*Afin de coller au plus proche de la réalité des gens, ce blog utilisera pendant quelques temps les techniques d'audimat de TF1. Tout de suite donc, la question minitel du jour: "lequel de ces personnage célèbre ne porte ni barbe ni slip rouge: le Grand Schtroumpf, Robert Hue ou Jammy ?"*

Problème n° 2: "Comment réagir à la mort de Maurice Papon?"

Ne dites pas "mais il était pas déjà mort Papon?", cela donnerait l'impression que vous n'êtes pas au courant de l'effectif exact des dictateurs ou autres violeurs des droits de l'homme morts, ce qui est très mal vu en société, et pis, pourrait vous empêcher de gagner bien des parties de Trivial Poursuit ou le dictionnaire des hommes porteurs des slips rouges à Question Pour un Champion.

*Nous vous rappelons la question minitel du jour: "lequel de ces personnages célèbres ne porte ni barbe ni slip rouge: le Grand Schtroumpf, Robert Hue ou Jammy?"

De même, ne dites pas "en ce moment les morts font Légion", pour des raisons historiques (que je ne comprends pas moi-même) cela ne se dit pas.

De même ne confondez pas Maurice Papon et Jean-Pierre Papon, ancien joueur de l'hoème, qui est maintenant souffleur sur verre au théâtre, et qui n'est pas mort du tout. Car vous risqueriez de vous exclamer "tu pousses le ballon un peu trop loin Maurice", alors que c'est le bouchon que Maurice aimait pousser un peu loin, lors de parties de pétanques en 7 manches, parfois 8.

papon

"On ne dit pas "c'est Papon", on dit "che n'aime pas"" (technique TF1 consistant à répéter les bons moments d'un post dans une sorte de générique avec tout plein de musique)(tût tûûût tût...tût tût tûûûût)

*Le gagnant de notre grand jeu du jour est Edmond Poulte (44), il gagne un lecteur DVD en titane et une invitation pour une personne et un desman au concert des Gipsys King, au supermarché U de Montargis. La réponse était Jammy."

La semaine prochaine nous tenterons de répondre à la question "peut-on encore utiliser l'expression " il a fait un tabac" dans un lieu public?"

Posté par Badibuh à 12:20 - Moustache, pilosité et totalitarisme - Commentaires [22] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 janvier 2007

L'abbé ne fait pas Jean-Luc Lemoine

J'imagine que vous êtes au courant, Sim est mort. Ah non, on me signale que toujours pas. Par contre l'AB πR est mort, et tout le monde y va de son commentaire. Florilège.

*

"L’abbé Pierre qui roule n’amasse pas mousse (diouf)" (Florent Pagny)(Obispo poilu)

"Je peux vous affirmer qu’il est décédé d’une fracture de l’Emmaüs, c’est fréquent à son âge" (Philippe Douste-Blazy)(médecin malgré lui)

"Il avait été le premier à s’indigner de ce qu’est l’hiver dans le 54, et bien figurez-vous qu’on manque encore de gros sel pour les routes" (Laurent Hénart, député de Meurthe-et-Moselle)(surtout de Meurthe)(mais aussi de -et-)

"Quitte à perdre une personnalité préférée des français, j’aurais préféré que ce soit Michel Sardou qui y passe" (Zinédine Zidane)(footballeur mort)

"Quand on a entendu que les sans-abri avaient perdu leur père, ça nous a fichu un coup, on a cru que Don Quichotte était mort" (communiqué des Enfants de Don Quichotte)(sponsors queshua)

"Ce que j’aimerais que les français retiennent de l’abbé Pierre, c’est justement son abbitude" (Ségolène Royal)(...)

*

"La positive abbitude?" (réponse de l'UMP à Madame Royal, via ses grands chefs spirituels Jean-Pierre et Lorie)(chanteurs morts)

"Si Zidane se suicide, je fais d’un abbé Pierre deux coups" (Michel Sardou)(chanteur hélas vivant)

"Du coup, moi je meurs et tout le monde s’en fout" (Jean-François Deniau)(écrivain mort pour rien)

"Malgré la réticence du Pape, les effectifs du clergé sont revus à l’abbesse" (Badibuh)(-insère ici ce que tu veux-)

"L’abbé Pierre est bleu comme un orange" (Nicolas Sarkozy)(il a changé)

*

"DC de l'AB? mdr l'alphabet c'est dans l'autre sens lol" (Kévin)(jeune)

*

En tout cas l'abbé si tu nous entends, il y a malheureusement trop longtemps qu'ils ne t'écoutaient plus.

Posté par Badibuh à 00:28 - Moustache, pilosité et totalitarisme - Commentaires [21] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 août 2006

T'es au logis

Dans notre grande saga d’un seul épisode, L’oreille est hardie 2 : le monde des religions, voici une question qui nous taraude tous en ces temps d’incertitudes, d’insécurité et d’inspecteur Derrick.

Faut-il croire en Dieu ou, quitte à choisir un nom en quatre lettres, plutôt en René ?

- Dieu est grand :

René fait grosso modo 1,72m (Cependant, il a en sa possession un escabeau Ikéa, nommé "Köterväertflüg") (ndlr : "vous reprendrez bien un peu de soupe")

- Dieu voit tout :

René a 6/10 à l’œil droit et 5/10 à l’œil gauche. Il porte néanmoins des verres correctifs optique de Mil qui lui permettent d’atteindre 9/10 et 8/10, ce qui est bien mais pas top.

- Dieu est miséricordieux :

René est miséricorrené (oui j’ai osé)(bové)

- Dieu et Dieu font quatre :

René et René font la paire

- Dieu ne joue pas aux dés (Albert Einstein) :

René joue parfois à la coinche. Ou au kilo de merde, plus rarement. (Jean-Zébulon, un ami de René)

- Un tien vaut mieux que Dieu tu l’auras :

Non, René pas changé.

- Dieu reconnaîtra les siens :

René reconnaît les Dechiens à la télé et les siens siliconés de sa voisine, par la fenêtre.

- Dieu est amour :

René est à Melun. Avenue Patrick Bruel, au 27.

- Dieu sait tout :

René sait éplucher les pommes de terre, faire du goulasch aux cerises et compter jusqu’à 27568 dans le noir.

- L'absence c'est Dieu. Dieu, c'est la solitude des hommes (Jean-Paul Sartre) :

René c’est la présence. René, c’est la solitude de sa femme. (la femme de René)

- Dieu a crée le monde en 6 jours et un RTT (La Bible) :

René a crée la surprise au dernier concours de lancer de cochons farcis de Vladivostok-les-Bains, en 10 minutes. (Foires et Trophées porcins, le magazine du bon vivant, du groin et du gras n°12, juillet 2006)

- Dieu pardonne :

René part en vacances.

Ce qui me fait un point commun avec René (avec Dieu aussi, mais moins). Direction l’Est, je ne sais pas encore si ce sera plutôt les Pays-Bas ou la Slovénie. Mais l’idée de pouvoir visiter des villes du nom de Podčetrtek, Ptuj ou Tržič et de manger de l’Ocvrti sir (fromage frit), du Žličniki (boules à base de pommes de terre et fourrées à différents fruits, bouillies, nappées de beurre fondu, de sucre ou de chapelure, et servies dans la soupe), du Tunka (morceaux de porc salé, séchés, fumés, puis grillés et nappés de saindoux) du Pleskavica (mélange de viande de bœuf et de porc, sous forme de steak haché, fourré au fromage) faisant doucement marrer, la Slovénie part avec un avantage certain, voire un certain avantage.

Posté par Badibuh à 12:25 - Moustache, pilosité et totalitarisme - Commentaires [18] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 mai 2006

Lao, sur la montagne

Comme je sens que vous êtes tendus, et que je sais que vous avez passé vos nuits à tenter des résoudre les énigmes proposées (oui, j’ai le droit de rêver), détendons nous un peu les zygomatiques, et les neurones, au passage. Quoi de mieux pour se détendre que la philosophie? Non ne cherchez pas, la réponse est dans la question (oui c’était une question facile là). Et quoi de plus reposant que la philosophie chinoise et son maître avéré, Lao Tseu? Non mais ne cherchez pas là non plus, la réponse est encore une fois dans la question.

Lao Tseu, a écrit de nombreuses pages de philosophie et au milieu de tout ça, il était évident qu’il y aurait d’énormes inepties, je vous en fait le détail, non exhaustif, évidemment.

Le sage, sans agir, œuvre: vu comme ça, ça parait con, mais cela évite de dire de choses de type "Mais non Martine, je ne glande pas, j'agis" et permet de légitimer tout moment de paresse ou de lascivité exacerbée. A éviter toute fois sur votre lieu de travail.

Celui qui sait se contenter sera toujours content :il fallait y penser, après on ne s’arrête plus, celui qui sait se cacher sera toujours caché, celui qui sait se départir sera toujours départi, celui qui sait se ranger sur la file de gauche sera toujours rangé sur la file de gauche…etc…

L'échec est le fondement de la réussite: c’est bien connu! Le jeu d’échec à la limite si tu t’appelles Kasparov, sinon je ne vois pas. A mon avis il avait raté un clafoutis aux quetsches sur ce coup là et ses amis lui ont fait part du goût de son dessert.

Gouverner un grand pays revient à cuire un petit poisson: le mec, soit il n’a jamais su faire cuire un poisson, soit il n’a jamais gouverné, ou les deux.

Prendre conscience, c'est transformer le voile qui recouvre la lumière en miroir: voilà, au début on se dit "ah ouais tiens joli, ça veut dire un truc". Puis on relit la phrase, on doute, avant d'en avoir la certitude; cela ne veut rien dire du tout.

Ceux qui ne demandent rien on tout: normal qu'ils ne demandent puisqu'ils ont tout, me direz vous, mais ils pourraient eux aussi avoir besoin d'un swiffer qui vans les coins, ou d'un accélérateur de particules, et bien ils ne le demandent pas quand même.

Être conscient de la difficulté permet de l'éviter: effectivement, une étude récente a montré qu'une personne ayant vu un trou aura 87% de chance de l'éviter, alors qu'une personne n'ayant pas vu ce même trou aura seulement 7% de chance de l'éviter. Mais à l'époque la SOFRES n'existait pas, du coup pas de sondages, et c'est sûr qu’on avait bien besoin d'un mec comme Lao Tseu.

Celui qui sait qu'assez c'est assez, en aura toujours suffisamment: voilà, donc quand, énervé(e), vous vous mettez à crier "assez c'est assez", c'est que vous en avez suffisamment. De quoi, me direz-vous, je n'en ai pas la moindre idée, mais vous en avez suffisamment, et ça suffit bien pour gueuler un coup.

Trop loin à l'est, c'est l'ouest: pas con, le mec. Mais dans ce cas là autant passer par l'autre côté, plutôt que de faire le tour. A mon avis.

Gouverne le mieux, qui gouverne le moins: sans commentaires, certains ont semble-t-il eu vent des idées de Lao. Remarquez que cela ne marche avec aucun autre verbe, à part avec pouvoir (comme par hasard) qui peut le plus peut le moins, mais qui psalmodie le mieux psalmodie le moins, non, qui gagne le mieux gagne le moins, non plus, et qui téléphone le mieux, téléphone le moins, que neni.

C'est la conscience humaine du Beau qui différencie le Beau du Laid: en fait en chinois ça faisait un jeu de mot super drôle, là il a essayé aussi mais à part lavabo il n’y avait rien, et comme il ne pouvait pas reprendre la chanson de Lagaffe, ça donne Beaudulaid, mais niveau boutade on y perd. Il a bien sûr pensé à Baudelaire, mais ça ne rendait rien.

Le poète sait jouer sur une harpe sans cordes et il sait ensuite répondre à ceux qui prétendent n'avoir pas entendu la musique: remarquez avec les conneries qu’il écrit depuis le début le poète, autant qu’il joue de la harpe sans corde ou de la trompette sans manche, on ne s’en plaindra pas. Mais sur ce coup là il nous prend un peu pour des truffes, le poète.

Évidemment, les lettres d’insultes du fan club de Lao Tseu de Bourgueils les Mines (ou d’ailleurs, d’ailleurs) sont autorisées et seront lues avec attention.

J’espère que vous êtes un peu détendus, pour autant ne perdons pas le nord, ceux qui n’ont pas encore voté pour l’épisode II (et j’ai les noms) sont appelés à le faire et les énigmes sont toujours à résoudre.

Bien à vous, et à vous là-bas aussi, au fond de la salle.

Posté par Badibuh à 11:32 - Moustache, pilosité et totalitarisme - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 mars 2006

Debout les barbus de la terre (pamphlet en mach 2)

Nous y voilà, en plein dedans, embourbé jusqu’aux genoux, en plein 2006, et le constat est amer: la France va mal, elle perd contre la Slovaquie en Football, elle passe pour une équipe de branques aux Jeux Olympiques (il faut avouer qu’on ne leur avait pas dit que ça se passait en altitude), la grippe aviaire mugit dans nos campagnes, vient jusque dans nos bras égorger nos poulets, nos fils et nos compagnes, le CPE va lui aussi tuer nos enfants, manger nos chats et jouer en équipe de France, les moustiques préparent la nouvelle danse de l’été, nos enfants iront en prison dès l’âge de 3 ans, la Nouvelle Star et ses fieffés brailleurs ont repris du service. Du coup vous vous dites que rien ne pourrait amener un peu de soleil dans votre vie; vous vous dites aussi qu’il faut changer la caisse du chat, mais là c’est votre affaire. Vous n’avez pas forcément tort, nous avons en tout cas une nouvelle, que nous considérons comme bonne, à vous de voir après. Notre bureau politique "Fée de l’Idéologie" peut l’annoncer aujourd’hui, Nicolas Sarkozy ne sera jamais président de la République, en France en tout cas, après ailleurs je peux pas dire, hein, mais à la limite on s’en bat un peu l’œil, bien que se battre l’œil cela reste risqué, enfin ça encore une fois vous gérez vos petites affaires.

Pourquoi une telle affirmation, me direz vous. Et bien revenons en arrière, car il faut de temps en temps savoir revenir en arrière, ou pas. Nous sommes le 20 novembre 2003 (on est revenu en arrière, je rappelle), Nicolas Sarkozy est invité (comme d’habitude) à l’émission "100 minutes pour convaincre". On, enfin Olivier Mazerolle surtout, lui pose des questions, Nicolas répond, rien de bien folichon à se mettre sous la dent, sauf un bout de salade, mais entre les dents plutôt. Puis voilà qu’on lui demande s’il pense à l’élection de 2007. Et là monsieur Sarkozy se croit bon de lancer la petite phrase qui marquera les esprits, mais sans qu’il s’en rende compte, il vient de jeter la première pierre à l’histoire. Et l’histoire n’aime pas qu’on lui jette des pierres, surtout la première. C’est qu’elle a d’autres choses à faire l’histoire, voyez, par exemple tuer des poulets, donc qu’on lui lance des pierres ça va bien, merci. "Mais quelle est donc cette pierre, Martine?". C’est simple, Hervé, Monsieur S., se croit malin de répondre à la question, l’œil vif, le regard fringuant et le sourcil fier : "oui, j’y pense, et pas seulement en me rasant".

Monsieur Sarkozy, récidivera en octobre 2005 en s’en prenant à ceux qu’ils appellent les "barbus", puis en Décembre en s’acoquinant avec Didier Barbelivien ("livien" étant un suffixe privatif issu du serbo-croate méridiono-asiatique « livius : pas de ça chez nous »). Je pense que vous voyez où nous voulons en venir, effectivement Monsieur Sarkozy en veut à la barbe, à la pilosité, au crin en général. Mais l’Histoire, elle, aime la pilosité. Les grands de ce monde, hommes politiques, musiciens, chercheurs, génies, savants se sont toujours démarqués par leur pilosité. Regardez les Jean Jaurès, les Einstein, les De Gaulle, Les Che Guevara, les John Lenon, les Marx, les Beegees, les Staline, les Demis Roussos, les Lenine, les nageuses de l’Est, les Freud: du poil, de la bacchante, de la barbe, de la moustache, de la toison, pardieu. A vouloir ainsi marquer de son seau imberbe l’Histoire, monsieur Sarkozy vous avez tout simplement ouvert la brèche qui mènera à votre perte. Sachez qu’on ne vient pas cracher à la figure de l’Histoire ses histoires de Mach 3 à 12 lames, on ne vient pas lui parler de mousse à raser Gilette, on ne lui cause pas de baume après-rasage ou de crème anti-exfoliante ou que sais-je encore (oui, que sais-je ? qui suis-je ? où vais-je ? qui c’est qui me ramène ?). L’Histoire n’aime pas ce genre de pitrerie et elle répond généralement en jetant l’opprobre sur quiconque ose s’attaquer à la pilosité.

Sachez monsieur Sarkozy que l’Histoire vous en veut. Vous en subirez les conséquences. Je l’ai vu il n’y a pas longtemps et je peux vous dire qu’elle faisait la gueule, avec vos gougniafferies, et vous savez que quand l’Histoire fait la gueule, ça se passe mal en général, et par exemple la France se fait éliminer dès le premier tour de la Coupe du Monde. D’accord c’était la faute à l’humidité, mais pas que.

Posté par Badibuh à 19:16 - Moustache, pilosité et totalitarisme - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1