L'oreille est hardie

Danièle Evenou, elle a vou, elle a vaincou

07 juin 2007

C'est un trou de verdure où chante Dick Rivers

Comme ça fait longtemps qu'on a pas donné dans la Pléïade, un peu de poésie badibesque avant que seuls les poètes de droite ne soient autorisés.

*

*

La portée fermée, prenez les escaliers

Ophélie ! Les jeunes félins que l’on noie

Une fois la nuit venue, dans les ruisseaux

Toi, attendrie et innocente, qui les vois

Agitant naïvement leur incarnat museau.

Oh syphilde Vénus ! que la vie est dure.

Tendre chaton valétudinaire, ton cœur pur

S’ébroue, quand le froid du ruisseau lacrymal

Vient te glacer l’échine de son flot hiémal

Doux cadavres, à qui aurait-on pu les donner,

Fantômes gris, ces innocents minous

Malheureusement, il fallait bien les noyer

Dans le calme mutique de l’onde floue

*

Alors que l’eau verdâtre les mouille

Que leurs yeux à jamais se ferment,

Sarkozy on te pendra par les couilles.

Les gars des chiffres et des lettres sont sur le coup.

*

*

Sinon le jeu de mot du jour pour faire marrer ton ficus: je suis dans un état proche d'Alain Olio.

**

Posté par Badibuh à 17:03 - La bande FM et la Pléïade - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 janvier 2007

Les sanglots longs du Vieux Lyon

Bon un dernier pour Bob, histoire qu'il poste plus souvent, mais après on refait des trucs moins skybloguesques. De plus je rappelle à ceux qui n'auraient pas lu ce blog dans son entièreté (Dieu reconnaîtra les siens) qu'il a été inventé ici, il ya quelques temps, le poème en kit, et que c'est une invention assez utile quand il neige dehors et qu'on a rien à faire .

***

Les pianos à queue sont morts

*

"La pluie rangeait nos cartables

Et nous mouillions nos cheveux

Tu posas sur la table

Le fond de tes yeux

Anouk, surannés

Fébriles,

A nos âges

Les baisers

Tranquilles

Sur la plage

La pluie rangeait nos cheveux

Et nous mouillions nos cartables

Tu posais sur tes yeux

Le fond de la table

Anouk les années

Tranquilles

Sur mon visage

Ont effacé

Ta fébrile

Image

La pluie rangea la table

Et tu mouillas tes yeux

Tu posas tes cheveux

Sur le fond de mon cartable

Anouk, l’acné

Juvénile

Sur ton visage

A fait s’échouer

Nos idylles

Sur le rivage

La pluie, fébrile, pose ses yeux

Sur le fond de tes cheveux

Et je range, tranquille, mon cartable

Mouillé, sur la table"

*

Il y a 37 niveaux de lecture, le quatorzième est de loin le plus sympathique, mais le dix-septième n'est pas mal non plus.

Et raph, j'arrive pas à commenter sur BPTP, donc huhuhu et palourde tchèque, aussi.

Posté par Badibuh à 16:55 - La bande FM et la Pléïade - Commentaires [18] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 janvier 2007

L'opossum du peuple

Etant donné qu'on est dans la poésie pré-pubère, autant y rester. Et lorsqu'une infortunée googleuse me demande une poème de skyblog pour faire revenir un homme parti, je ne peux que m'exécuter:

****

Pars tard et reviens vite

**

"Tu es parti, c’était un jeudi

Il pleuvait des cordes, et des pianos

Sur Brest

Comme on habite à Paris

Il faisait doux et beau

Vu que c’est plus à l’Est

**

Tu as posé ta main sur la sienne

Et ton manteau

Sur Brest

Sur les bords de la Seine

Il pleuvait des cordes et des pianos

Mais j’avais mis ta veste

**

Il faisait doux et beau

Et tu posais mes rêves

Sur Brest

Des rêves de boue et d’eau

De baisers sur mes lèvres

J’aurais tant aimé que tu restes

**

Maintenant te voilà si loin

Tombent des rêves de boue et d’eau

Sur Brest

Dans le quartier latin

Il faisait doux et beau

Comme dans un De Funès

**

Celui avec les extraterrestres

Qui sonnent

Sur Brest

Il pleut des cordes et des pianos

La porte est grande ou verte

J’aimerais qu’elle donne

Sur Brest

Où il fait doux et beau

**

Reviens, j’ai mis

Au four, thermostat sept

Un Paris-brest

Et un clafoutis

Aux gambas et crevettes

De Brest"

****

De rien mademoiselle. Prevenez-nous quand il sera revenu.

Puis aussi j'ai commis ce genre de chose chez Kir.

Posté par Badibuh à 16:32 - La bande FM et la Pléïade - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 janvier 2007

SOS 117

Hier soir à la télé, il y avait "Harry, un ami qui vous veut du bien". C'est l'histoire d'un enfant sorcier qui mange des oeufs, qui voit des gibons volants et qui tue des gens (je résume, hein). A un moment clé du film, celui où le personnage principal, qu'on appelera Michel, puisque c'est son nom,  finit son clafouti à l'agouti et découvre qu'il peut changer l'eau en wallaby, Harry, qui lui veut du bien, récite un poème que Michel avait écrit quand il était en seconde 7, avec Mauricette Poulte.

Afin d'augmenter sensiblement la composante "humour adolescent pré-pubère" de ce blog, je me suis permis de modifier la fin du poème.

"Il s'est approché lentement
Avec son grand poignard en peau de nuit
Il a pris, il a pris tout son temps
Avec son grand poignard en peau d'ennui
Il a reniflé dans le vent
Avec son grand sourire de trop de nuit
Il a souri de toutes ses dents
Pour laisser t'approcher lentement
Il a pris tout, tout son temps
De son flanc a délogé une lame de fer
Avec son grand couteau en peau de fer
Il s'est mis à tuer le temps
Il avait froid dans ses grands vents
Il avait de la poule à chair
Il était nu, nu comme un ver

Et on lui voyait les couilles

Avec son grand poignard en peau de couille
Il faisait froid, il est parti."

Oui, les gens qui ont regardé le film avec moi ont, grâce à celà, tout de suite vu le côté tragique du scénario, ils m'en ont d'ailleurs remercié.

De plus, si quelqu'un pouvait m'expliquer "il avait de la poule à chair", merci.

Posté par Badibuh à 13:16 - La bande FM et la Pléïade - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 novembre 2006

Othello, tel ouistiti

A la demande du jeune Dylan-André, qui se demandait "comment comprendre Shakespeare", je me permets, dans l'objectif suprême de contenter mes lecteurs, de lui offrir l'explication d'une scène d'Othello.

**********

Acte IV, scène II

Attention il ne faut pas dire "acte ive, scène ii", mais plutôt "acte quatre, scène deux".

**

Othello :C’est le nom du personnage prinicipal. Shakespeare a longtemps hésité avec Scrabble et Ramy. Il a finalement choisi Othello, en l’honneur de la grande tante au septième degré par alliance de son tourneur-fraiseur, qui était championne moldave d’othello.

Le ciel aurait Voulu m'éprouver par des revers,

Il aurait pu paumer au tennis contre Jean-Georges Leciel, son voisin de parking, 6/3, 4/6, 7/5 en une heure quarante-cinq de jeu, avec 5 coups gagnant sur revers dans le dernier tie-beak, mais en fait non

il aurait fait pleuvoir toutes sortes de maux et d'humiliations sur ma tête nue,

A la place ils voulaient aller au concert gratuit de Rika Zaraï, pour danser sur "Sans chemise, sans pantalon", mais au dernier moment le lait sur le feu a téléphoné pour dire qu’il passait sous un tunnel, du coup non

il m'aurait plongé dans la misère jusqu'aux lèvres, il m'aurait voué à la captivité, moi et mes espoirs suprêmes ;

Du coup ils voulaient regarder PSG/Lorient sur Canal+, espérant secrètement une victoire parisienne, mais après 12 minutes de jeu cela serait devenu un vrai calvaire de regarder le match

eh bien ! j'aurais trouvé quelque part dans mon âme une goutte de résignation.

Heureusement, un défenseur parisien aurait pu effectuer un magnifique tacle sur l’arbitre, c’eut été rigolo et du coup, ils auraient décidé de regarder l’intégralité du match

Mais, hélas !

Mais non

faire de moi le chiffre fixe que l'heure du mépris désigne de son aiguille lentement mobile !

La pendule de l’entrée s’est arrêtée sur midi

Pourtant j'aurais pu supporter cela encore, bien, très bien !

C’est l’heure très précise où elle lui a dit qu’elle allait partir, mais il s’en fout parce qu’il a invité Patience, sa jolie stagiaire slovène en comptabilité au karaoké de fin d’année, puis y a plus d’essence dans la Twingo

Mais le lieu choisi dont j'avais fait le grenier de mon coeur,

C’est le garage. C’est là où il laisse ses tee-shirts favoris de Johnny Hallyday et son poster du concert de Patrick Sebastien à la salle des fêtes de Bondy en 1993… 

et d'où je dois tirer la vie, sous peine de la perdre !

…son pacemaker, et sa sonde à oxygène. 

mais la fontaine d'où ma source doit couler pour ne pas se tarir !

Il a même installé une petite fontaine à eau, ça lui a coûté un bras mais c’est plutôt joli

en être dépossédé, ou ne pouvoir la garder que comme une citerne où des crapauds hideux s'accouplent et pullulent !

Sa femme s’est installée dans la Twingo en attendant de trouver un appartement. Elle invite des amis philosophes rencontrés en boîte de nuit. Du coup il ne peut pas allere boire dans le garage et l’eau s’accumule

Oh ! change de couleur à cette idée, Patience, jeune chérubin aux lèvres roses,

Il écrit un sms à Patience pour lui dire qu’il l’apprécie beaucoup, mais qu’il a quand même un peu de mal avec son pull en laine violet à pois jaunes et que si elle pouvait mettre du rouge à lèvres de temps en temps ça serait pas pour lui déplaire et qu'il faut attendre que sa femme libère la Twingo pour qu'il l'emmène à la foire de la Prothèse auditive et du Gratin Dauphinois

et prends un visage sinistre comme l'enfer !

Fous ta cagoule. Fous ta cagoule.

**

 

Désdémone: J'espère que mon noble maître m'estime vertueuse!

Là sa femme lui demande 20 euros pour aller s'acheter le dernier Marc Lévy.

**

Othello: Oh! Oui, autant qu'à la boucherie ces mouches qui engendrent dans un bourdonnement!

Il dit plutôt non, et rajoute qu'on frise le foutage de gueule.

 

Ô fleur sauvage si adorablement belle et dont le parfum si suave enivre si douloureusement les sens.

Là, il lui fait croire que si elle dit un truc gentil, il le lui offrira lui-même pour la Toussaint.

 

Je voudrais que tu ne sois jamais née!

Puis en fait non. 

Posté par Badibuh à 15:20 - La bande FM et la Pléïade - Commentaires [19] - Rétroliens [1] - Permalien [#]

11 mars 2006

C'est trop injuste, like you

Calimero était un poussin plutôt cool, un peu du genre à se plaindre souvent, mais si on était des poussins on ne sait pas si on ne serait pas un peu chougniards aussi. Si on était né en 17 à Leidenstadt aussi d'ailleurs. Toujours est-il qu'il était fort sympathique et de surcroît très connu, mais à la vitesse où vont les choses (y a plus de saison ma pauvre dame), il s'est vite fait remplacer par les Castors Juniors ou Pimprenelle et Nicolas, ces sacrés enfoirés. Seul et abandonné, il auarit pu décider, comme Jordi de participer à la Ferme Célébrités. Mais non! Caliméro s'est découvert une passion pour la poésie, Baudelaire et la littérature anglaise. Il a donc fait donc son retour avec un nom plus poétique: "K-maro" et a dédié son premier recueil de poésie à Baudelaire. Ainsi il a revisité "A une passante", grâce à son chef-d'oeuvre "Femme like you", merci K-maro.

La rue assourdissante autour de moi hurlait.

Crois moi que l'atmosphère est parfaite,

Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse

Et plus tu chantes, plus j'glisse sur la pente et plus j'perds la tête

Une femme passa, d'une main fastueuse

Quant ta voix croise la mienne, que j'ai ta soul dans mes veines

Soulevant, balançant le feston et l'ourlet;

Que mon vibe coule dans les tiennes

***********************

Agile et noble, avec sa jambe de statue

Femme t'es belle, mais quand tu chantes t'es sexy

Moi, je buvais, crispé comme un extravagant

Et puis j'sais pas qu'est-ce qu'y s'passe

Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan

T'as ce regard dans la face

La douleur qui fascine et le plaisir qui tue.

Quand tu chantes, j'oublie, j'ai plus le moindre souci, j'ai le mal qui fuit.

***********************

Un éclair...puis la nuit! - Fugitive beauté

Prends un flash! y a d'la magie sur scène

Dont le regard m'a fait soudainement renaître,

Qui me ramène à la case départ, là où j'suis parti, qui me ramène à la soirée du bar quand on est sorti

Ne te verrai-je plus que dans l'éternité

Le rideau tombe et c'est terminé.

**********************

Ailleurs, bien loin d'ici! trop tard! jamais peut-être!

Une belle collabo, des mots sur une feuille, pour se rappeler

Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais

Deux vies deux voix qui se rencontrent, deux histoires qui se racontent

Ô toi que j'eusse aimé, ô toi qui le savait.

Donne-moi ton coeur baby, ton corps baby, je veux une femme like you, hey

****************

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  (Donne-moi ton rock baby, ta soul baby, je veux une femme like you)

   

     Merci K-maro, vraiment, du fond du coeur.

Posté par Badibuh à 20:50 - La bande FM et la Pléïade - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 février 2006

Skyrock et La Pléïade, en ré mineur

Nous inaugurons une nouvelle rubrique qui, espérons-le, ravira nos lecteurs. Le vernissage fut palpitant, avec de très bons apéricubes à la salsepareille, parce qu’en fait c’est un ami à moi, le schtroumpf mexicain qui rajoute un tantinet soit peu de piment et de sombreros puis qui découpe de fines lamelles de.., hum, oui voilà. Il y eut aussi des « biz-biz », des « tchin-tchin », des « ahah » et des « huhu », même un ping-pong et un concert de Didier Barbelivien sur la fin, pour dire qu’on a pas invité n’importe qui.

En tous cas, toi jeune, si tu t’appelles Kevin que tu as 14 ans, que tu es au collège Florent Pagny de Melun et que tu souhaites ardemment comprendre le monde qui t’entoure et les mots écrits en tout petit dans les gros livres cette rubrique intitulée « Skyrock et La Pleïade » est faite pour toi. Si jamais vous ne vous appelez pas du tout Kévin et que vous n’avez plus 14 ans depuis longtemps, vous pouvez lire aussi, évidemment. Si vous vous appelez Barnabé, sachez juste que ça me fait très plaisir d’avoir un lecteur qui s’appelle Barnabé.

Aujourd’hui, Tragédie (groupe qui, au demeurant,  porte fort bien son nom) nous traduit et nous explique le Pont Mirabeau d’Apollinaire.

Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Ca fait longtemps, qu'en bas de ta fenêtre
Et nos amours, faut-il qu'il m'en souvienne

J'appelle vainement mais personne ne répond
La joie venait toujours après la peine

Fais juste un signe pour montrer que t'es là

Vienne la nuit sonne l'heure

Déjà deux heures qu'en bas de chez toi

Les jours s'en vont je demeure
Je crie ton nom mais personne m'entend, un geste suffira

Les mains dans les mains restons face à face
Touche moi je suis là hey ho!
Tandis que sous le pont de nos bras passe

Est-ce que tu me sens hey ho !

Des éternels regards l'onde si lasse

Est-ce que tu m'aperçois hey ho!

Vienne la nuit sonne l'heure

La seule chose que j'attends
Les jours s'en vont je demeure

C'est juste que tu descendes


L'amour s'en va comme cette eau courante

S'il te plait répond moi hey ho!

L'amour s'en va, comme la vie est lente

J'ai appris que tu aimais ça, faire languir tous les mecs comme moi
Et comme l'Espérance est violente

Et celui qui s'acharnera, ce sera lui que tu choisiras
    

Vienne la nuit sonne l'heure
Est-ce que tu me vois ? Dis-le moi.
Les jours s'en vont je demeure
Car en bas de chez toi je fais les cent pas

Passent les jours et passent les semaines

Trop longtemps que j'attends

Ni temps passé ni les amours reviennent

Je commence à perdre patience
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Ho yé ho ho ho ho ho

Vienne la nuit sonne l'heure

Déjà deux heures qu'en bas de chez toi

Les jours s'en vont je demeure

Je crie ton nom mais personne m'entend, un geste suffira.

On dit merci Trage et Die, ou pas. La joie sur votre demeure.

Posté par Badibuh à 17:45 - La bande FM et la Pléïade - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1