07 juin 2007
C'est un trou de verdure où chante Dick Rivers
Comme ça fait longtemps qu'on a pas donné dans la Pléïade, un peu de poésie badibesque avant que seuls les poètes de droite ne soient autorisés.
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La portée fermée, prenez les escaliers
Ophélie ! Les jeunes félins que l’on noie
Une fois la nuit venue, dans les ruisseaux
Toi, attendrie et innocente, qui les vois
Agitant naïvement leur incarnat museau.
Oh syphilde Vénus ! que la vie est dure.
Tendre chaton valétudinaire, ton cœur pur
S’ébroue, quand le froid du ruisseau lacrymal
Vient te glacer l’échine de son flot hiémal
Doux cadavres, à qui aurait-on pu les donner,
Fantômes gris, ces innocents minous
Malheureusement, il fallait bien les noyer
Dans le calme mutique de l’onde floue
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Alors que l’eau verdâtre les mouille
Que leurs yeux à jamais se ferment,
Sarkozy on te pendra par les couilles.
Les gars des chiffres et des lettres sont sur le coup.
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Sinon le jeu de mot du jour pour faire marrer ton ficus: je suis dans un état proche d'Alain Olio.
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23 janvier 2007
Les sanglots longs du Vieux Lyon
Bon un dernier pour Bob, histoire qu'il poste plus souvent, mais après on refait des trucs moins skybloguesques. De plus je rappelle à ceux qui n'auraient pas lu ce blog dans son entièreté (Dieu reconnaîtra les siens) qu'il a été inventé ici, il ya quelques temps, le poème en kit, et que c'est une invention assez utile quand il neige dehors et qu'on a rien à faire .
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Les pianos à queue sont morts
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"La pluie rangeait nos cartables
Et nous mouillions nos cheveux
Tu posas sur la table
Le fond de tes yeux
Anouk, surannés
Fébriles,
A nos âges
Les baisers
Tranquilles
Sur la plage
La pluie rangeait nos cheveux
Et nous mouillions nos cartables
Tu posais sur tes yeux
Le fond de la table
Anouk les années
Tranquilles
Sur mon visage
Ont effacé
Ta fébrile
Image
La pluie rangea la table
Et tu mouillas tes yeux
Tu posas tes cheveux
Sur le fond de mon cartable
Anouk, l’acné
Juvénile
Sur ton visage
A fait s’échouer
Nos idylles
Sur le rivage
La pluie, fébrile, pose ses yeux
Sur le fond de tes cheveux
Et je range, tranquille, mon cartable
Mouillé, sur la table"
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Il y a 37 niveaux de lecture, le quatorzième est de loin le plus sympathique, mais le dix-septième n'est pas mal non plus.
Et raph, j'arrive pas à commenter sur BPTP, donc huhuhu et palourde tchèque, aussi.
22 janvier 2007
L'opossum du peuple
Etant donné qu'on est dans la poésie pré-pubère, autant y rester. Et lorsqu'une infortunée googleuse me demande une poème de skyblog pour faire revenir un homme parti, je ne peux que m'exécuter:
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Pars tard et reviens vite
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"Tu es parti, c’était un jeudi
Il pleuvait des cordes, et des pianos
Sur Brest
Comme on habite à Paris
Il faisait doux et beau
Vu que c’est plus à l’Est
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Tu as posé ta main sur la sienne
Et ton manteau
Sur Brest
Sur les bords de la Seine
Il pleuvait des cordes et des pianos
Mais j’avais mis ta veste
**
Il faisait doux et beau
Et tu posais mes rêves
Sur Brest
Des rêves de boue et d’eau
De baisers sur mes lèvres
J’aurais tant aimé que tu restes
**
Maintenant te voilà si loin
Tombent des rêves de boue et d’eau
Sur Brest
Dans le quartier latin
Il faisait doux et beau
Comme dans un De Funès
**
Celui avec les extraterrestres
Qui sonnent
Sur Brest
Il pleut des cordes et des pianos
La porte est grande ou verte
J’aimerais qu’elle donne
Sur Brest
Où il fait doux et beau
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Reviens, j’ai mis
Au four, thermostat sept
Un Paris-brest
Et un clafoutis
Aux gambas et crevettes
De Brest"
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De rien mademoiselle. Prevenez-nous quand il sera revenu.
Puis aussi j'ai commis ce genre de chose chez Kir.
16 janvier 2007
SOS 117
Hier soir à la télé, il y avait "Harry, un ami qui vous veut du bien". C'est l'histoire d'un enfant sorcier qui mange des oeufs, qui voit des gibons volants et qui tue des gens (je résume, hein). A un moment clé du film, celui où le personnage principal, qu'on appelera Michel, puisque c'est son nom, finit son clafouti à l'agouti et découvre qu'il peut changer l'eau en wallaby, Harry, qui lui veut du bien, récite un poème que Michel avait écrit quand il était en seconde 7, avec Mauricette Poulte.
Afin d'augmenter sensiblement la composante "humour adolescent pré-pubère" de ce blog, je me suis permis de modifier la fin du poème.
"Il s'est approché lentement
Avec son grand poignard en peau de nuit
Il a pris, il a pris tout son temps
Avec son grand poignard en peau d'ennui
Il a reniflé dans le vent
Avec son grand sourire de trop de nuit
Il a souri de toutes ses dents
Pour laisser t'approcher lentement
Il a pris tout, tout son temps
De son flanc a délogé une lame de fer
Avec son grand couteau en peau de fer
Il s'est mis à tuer le temps
Il avait froid dans ses grands vents
Il avait de la poule à chair
Il était nu, nu comme un ver
Et on lui voyait les couilles
Avec son grand poignard en peau de couille
Il faisait froid, il est parti."
Oui, les gens qui ont regardé le film avec moi ont, grâce à celà, tout de suite vu le côté tragique du scénario, ils m'en ont d'ailleurs remercié.
De plus, si quelqu'un pouvait m'expliquer "il avait de la poule à chair", merci.
07 novembre 2006
Othello, tel ouistiti
A la demande du jeune Dylan-André, qui se demandait "comment comprendre Shakespeare", je me permets, dans l'objectif suprême de contenter mes lecteurs, de lui offrir l'explication d'une scène d'Othello.
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Acte IV, scène II
Attention il ne faut pas dire "acte ive, scène ii", mais plutôt "acte quatre, scène deux".
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Othello :C’est le nom du personnage prinicipal. Shakespeare a longtemps hésité avec Scrabble et Ramy. Il a finalement choisi Othello, en l’honneur de la grande tante au septième degré par alliance de son tourneur-fraiseur, qui était championne moldave d’othello.
Le ciel aurait Voulu m'éprouver par des revers,
Il aurait pu paumer au tennis contre Jean-Georges Leciel, son voisin de parking, 6/3, 4/6, 7/5 en une heure quarante-cinq de jeu, avec 5 coups gagnant sur revers dans le dernier tie-beak, mais en fait non
il aurait fait pleuvoir toutes sortes de maux et d'humiliations sur ma tête nue,
A la place ils voulaient aller au concert gratuit de Rika Zaraï, pour danser sur "Sans chemise, sans pantalon", mais au dernier moment le lait sur le feu a téléphoné pour dire qu’il passait sous un tunnel, du coup non
il m'aurait plongé dans la misère jusqu'aux lèvres, il m'aurait voué à la captivité, moi et mes espoirs suprêmes ;
Du coup ils voulaient regarder PSG/Lorient sur Canal+, espérant secrètement une victoire parisienne, mais après 12 minutes de jeu cela serait devenu un vrai calvaire de regarder le match
eh bien ! j'aurais trouvé quelque part dans mon âme une goutte de résignation.
Heureusement, un défenseur parisien aurait pu effectuer un magnifique tacle sur l’arbitre, c’eut été rigolo et du coup, ils auraient décidé de regarder l’intégralité du match
Mais, hélas !
Mais non
faire de moi le chiffre fixe que l'heure du mépris désigne de son aiguille lentement mobile !
La pendule de l’entrée s’est arrêtée sur midi
Pourtant j'aurais pu supporter cela encore, bien, très bien !
C’est l’heure très précise où elle lui a dit qu’elle allait partir, mais il s’en fout parce qu’il a invité Patience, sa jolie stagiaire slovène en comptabilité au karaoké de fin d’année, puis y a plus d’essence dans la Twingo
Mais le lieu choisi dont j'avais fait le grenier de mon coeur,
C’est le garage. C’est là où il laisse ses tee-shirts favoris de Johnny Hallyday et son poster du concert de Patrick Sebastien à la salle des fêtes de Bondy en 1993…
et d'où je dois tirer la vie, sous peine de la perdre !
…son pacemaker, et sa sonde à oxygène.
mais la fontaine d'où ma source doit couler pour ne pas se tarir !
Il a même installé une petite fontaine à eau, ça lui a coûté un bras mais c’est plutôt joli
en être dépossédé, ou ne pouvoir la garder que comme une citerne où des crapauds hideux s'accouplent et pullulent !
Sa femme s’est installée dans la Twingo en attendant de trouver un appartement. Elle invite des amis philosophes rencontrés en boîte de nuit. Du coup il ne peut pas allere boire dans le garage et l’eau s’accumule
Oh ! change de couleur à cette idée, Patience, jeune chérubin aux lèvres roses,
Il écrit un sms à Patience pour lui dire qu’il l’apprécie beaucoup, mais qu’il a quand même un peu de mal avec son pull en laine violet à pois jaunes et que si elle pouvait mettre du rouge à lèvres de temps en temps ça serait pas pour lui déplaire et qu'il faut attendre que sa femme libère la Twingo pour qu'il l'emmène à la foire de la Prothèse auditive et du Gratin Dauphinois
et prends un visage sinistre comme l'enfer !
Fous ta cagoule. Fous ta cagoule.
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Désdémone: J'espère que mon noble maître m'estime vertueuse!
Là sa femme lui demande 20 euros pour aller s'acheter le dernier Marc Lévy.
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Othello: Oh! Oui, autant qu'à la boucherie ces mouches qui engendrent dans un bourdonnement!
Il dit plutôt non, et rajoute qu'on frise le foutage de gueule.
Ô fleur sauvage si adorablement belle et dont le parfum si suave enivre si douloureusement les sens.
Là, il lui fait croire que si elle dit un truc gentil, il le lui offrira lui-même pour la Toussaint.
Je voudrais que tu ne sois jamais née!
Puis en fait non.
11 mars 2006
C'est trop injuste, like you
Calimero était un poussin plutôt cool, un peu du genre à se plaindre souvent, mais si on était des poussins on ne sait pas si on ne serait pas un peu chougniards aussi. Si on était né en 17 à Leidenstadt aussi d'ailleurs. Toujours est-il qu'il était fort sympathique et de surcroît très connu, mais à la vitesse où vont les choses (y a plus de saison ma pauvre dame), il s'est vite fait remplacer par les Castors Juniors ou Pimprenelle et Nicolas, ces sacrés enfoirés. Seul et abandonné, il auarit pu décider, comme Jordi de participer à la Ferme Célébrités. Mais non! Caliméro s'est découvert une passion pour la poésie, Baudelaire et la littérature anglaise. Il a donc fait donc son retour avec un nom plus poétique: "K-maro" et a dédié son premier recueil de poésie à Baudelaire. Ainsi il a revisité "A une passante", grâce à son chef-d'oeuvre "Femme like you", merci K-maro.
La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Crois moi que l'atmosphère est parfaite,
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse
Et plus tu chantes, plus j'glisse sur la pente et plus j'perds la tête
Une femme passa, d'une main fastueuse
Quant ta voix croise la mienne, que j'ai ta soul dans mes veines
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet;
Que mon vibe coule dans les tiennes
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Agile et noble, avec sa jambe de statue
Femme t'es belle, mais quand tu chantes t'es sexy
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant
Et puis j'sais pas qu'est-ce qu'y s'passe
Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan
T'as ce regard dans la face
La douleur qui fascine et le plaisir qui tue.
Quand tu chantes, j'oublie, j'ai plus le moindre souci, j'ai le mal qui fuit.
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Un éclair...puis la nuit! - Fugitive beauté
Prends un flash! y a d'la magie sur scène
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Qui me ramène à la case départ, là où j'suis parti, qui me ramène à la soirée du bar quand on est sorti
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité
Le rideau tombe et c'est terminé.
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Ailleurs, bien loin d'ici! trop tard! jamais peut-être!
Une belle collabo, des mots sur une feuille, pour se rappeler
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais
Deux vies deux voix qui se rencontrent, deux histoires qui se racontent
Ô toi que j'eusse aimé, ô toi qui le savait.
Donne-moi ton coeur baby, ton corps baby, je veux une femme like you, hey
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(Donne-moi ton rock baby, ta soul baby, je veux une femme like you)
Merci K-maro, vraiment, du fond du coeur.
14 février 2006
Skyrock et La Pléïade, en ré mineur
Nous inaugurons une nouvelle rubrique qui, espérons-le, ravira nos lecteurs. Le vernissage fut palpitant, avec de très bons apéricubes à la salsepareille, parce qu’en fait c’est un ami à moi, le schtroumpf mexicain qui rajoute un tantinet soit peu de piment et de sombreros puis qui découpe de fines lamelles de.., hum, oui voilà. Il y eut aussi des « biz-biz », des « tchin-tchin », des « ahah » et des « huhu », même un ping-pong et un concert de Didier Barbelivien sur la fin, pour dire qu’on a pas invité n’importe qui.
En tous cas, toi jeune, si tu t’appelles Kevin que tu as 14 ans, que tu es au collège Florent Pagny de Melun et que tu souhaites ardemment comprendre le monde qui t’entoure et les mots écrits en tout petit dans les gros livres cette rubrique intitulée « Skyrock et La Pleïade » est faite pour toi. Si jamais vous ne vous appelez pas du tout Kévin et que vous n’avez plus 14 ans depuis longtemps, vous pouvez lire aussi, évidemment. Si vous vous appelez Barnabé, sachez juste que ça me fait très plaisir d’avoir un lecteur qui s’appelle Barnabé.
Aujourd’hui, Tragédie (groupe qui, au demeurant, porte fort bien son nom) nous traduit et nous explique le Pont Mirabeau d’Apollinaire.
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Ca fait longtemps, qu'en bas de ta fenêtre
Et nos amours, faut-il qu'il m'en souvienne
J'appelle vainement mais personne ne répond
La joie venait toujours après la peine
Fais juste un signe pour montrer que t'es là
Vienne la nuit sonne l'heure
Déjà deux heures qu'en bas de chez toi
Les jours s'en vont je demeure
Je crie ton nom mais personne m'entend, un geste suffira
Les mains dans les mains restons face à face
Touche moi je suis là hey ho!
Tandis que sous le pont de nos bras passe
Est-ce que tu me sens hey ho !
Des éternels regards l'onde si lasse
Est-ce que tu m'aperçois hey ho!
Vienne la nuit sonne l'heure
La seule chose que j'attends
Les jours s'en vont je demeure
C'est juste que tu descendes
L'amour s'en va comme cette eau courante
S'il te plait répond moi hey ho!
L'amour s'en va, comme la vie est lente
J'ai appris que tu aimais ça, faire languir tous les mecs comme moi
Et comme l'Espérance est violente
Et celui qui s'acharnera, ce sera lui que tu choisiras
Vienne la nuit sonne l'heure
Est-ce que tu me vois ? Dis-le moi.
Les jours s'en vont je demeure
Car en bas de chez toi je fais les cent pas
Passent les jours et passent les semaines
Trop longtemps que j'attends
Ni temps passé ni les amours reviennent
Je commence à perdre patience
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Ho yé ho ho ho ho ho
Vienne la nuit sonne l'heure
Déjà deux heures qu'en bas de chez toi
Les jours s'en vont je demeure
Je crie ton nom mais personne m'entend, un geste suffira.
On dit merci Trage et Die, ou pas. La joie sur votre demeure.

