L'oreille est hardie

Danièle Evenou, elle a vou, elle a vaincou

14 février 2006

Skyrock et La Pléïade, en ré mineur

Nous inaugurons une nouvelle rubrique qui, espérons-le, ravira nos lecteurs. Le vernissage fut palpitant, avec de très bons apéricubes à la salsepareille, parce qu’en fait c’est un ami à moi, le schtroumpf mexicain qui rajoute un tantinet soit peu de piment et de sombreros puis qui découpe de fines lamelles de.., hum, oui voilà. Il y eut aussi des « biz-biz », des « tchin-tchin », des « ahah » et des « huhu », même un ping-pong et un concert de Didier Barbelivien sur la fin, pour dire qu’on a pas invité n’importe qui.

En tous cas, toi jeune, si tu t’appelles Kevin que tu as 14 ans, que tu es au collège Florent Pagny de Melun et que tu souhaites ardemment comprendre le monde qui t’entoure et les mots écrits en tout petit dans les gros livres cette rubrique intitulée « Skyrock et La Pleïade » est faite pour toi. Si jamais vous ne vous appelez pas du tout Kévin et que vous n’avez plus 14 ans depuis longtemps, vous pouvez lire aussi, évidemment. Si vous vous appelez Barnabé, sachez juste que ça me fait très plaisir d’avoir un lecteur qui s’appelle Barnabé.

Aujourd’hui, Tragédie (groupe qui, au demeurant,  porte fort bien son nom) nous traduit et nous explique le Pont Mirabeau d’Apollinaire.

Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Ca fait longtemps, qu'en bas de ta fenêtre
Et nos amours, faut-il qu'il m'en souvienne

J'appelle vainement mais personne ne répond
La joie venait toujours après la peine

Fais juste un signe pour montrer que t'es là

Vienne la nuit sonne l'heure

Déjà deux heures qu'en bas de chez toi

Les jours s'en vont je demeure
Je crie ton nom mais personne m'entend, un geste suffira

Les mains dans les mains restons face à face
Touche moi je suis là hey ho!
Tandis que sous le pont de nos bras passe

Est-ce que tu me sens hey ho !

Des éternels regards l'onde si lasse

Est-ce que tu m'aperçois hey ho!

Vienne la nuit sonne l'heure

La seule chose que j'attends
Les jours s'en vont je demeure

C'est juste que tu descendes


L'amour s'en va comme cette eau courante

S'il te plait répond moi hey ho!

L'amour s'en va, comme la vie est lente

J'ai appris que tu aimais ça, faire languir tous les mecs comme moi
Et comme l'Espérance est violente

Et celui qui s'acharnera, ce sera lui que tu choisiras
    

Vienne la nuit sonne l'heure
Est-ce que tu me vois ? Dis-le moi.
Les jours s'en vont je demeure
Car en bas de chez toi je fais les cent pas

Passent les jours et passent les semaines

Trop longtemps que j'attends

Ni temps passé ni les amours reviennent

Je commence à perdre patience
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Ho yé ho ho ho ho ho

Vienne la nuit sonne l'heure

Déjà deux heures qu'en bas de chez toi

Les jours s'en vont je demeure

Je crie ton nom mais personne m'entend, un geste suffira.

On dit merci Trage et Die, ou pas. La joie sur votre demeure.

Posté par Badibuh à 17:45 - La bande FM et la Pléïade - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Pfiou, merci Tragédie, grâce à toi je pourrais expliquer à ma prof de français ce que j'ai compris du poème !

Posté par Tipierre, 15 février 2006 à 18:47

hé oh

Posté par Raph, 20 février 2006 à 21:48

merçi

merçi monsieur pour cette belle explication de ce belle poésie et surement gràce a mon dieu et toi j'est obtenu mention bien dans cette poésie

Posté par nesta, 03 avril 2006 à 13:10

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