14 février 2006
Skyrock et La Pléïade, en ré mineur
Nous inaugurons une nouvelle rubrique qui, espérons-le, ravira nos lecteurs. Le vernissage fut palpitant, avec de très bons apéricubes à la salsepareille, parce qu’en fait c’est un ami à moi, le schtroumpf mexicain qui rajoute un tantinet soit peu de piment et de sombreros puis qui découpe de fines lamelles de.., hum, oui voilà. Il y eut aussi des « biz-biz », des « tchin-tchin », des « ahah » et des « huhu », même un ping-pong et un concert de Didier Barbelivien sur la fin, pour dire qu’on a pas invité n’importe qui.
En tous cas, toi jeune, si tu t’appelles Kevin que tu as 14 ans, que tu es au collège Florent Pagny de Melun et que tu souhaites ardemment comprendre le monde qui t’entoure et les mots écrits en tout petit dans les gros livres cette rubrique intitulée « Skyrock et La Pleïade » est faite pour toi. Si jamais vous ne vous appelez pas du tout Kévin et que vous n’avez plus 14 ans depuis longtemps, vous pouvez lire aussi, évidemment. Si vous vous appelez Barnabé, sachez juste que ça me fait très plaisir d’avoir un lecteur qui s’appelle Barnabé.
Aujourd’hui, Tragédie (groupe qui, au demeurant, porte fort bien son nom) nous traduit et nous explique le Pont Mirabeau d’Apollinaire.
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Ca fait longtemps, qu'en bas de ta fenêtre
Et nos amours, faut-il qu'il m'en souvienne
J'appelle vainement mais personne ne répond
La joie venait toujours après la peine
Fais juste un signe pour montrer que t'es là
Vienne la nuit sonne l'heure
Déjà deux heures qu'en bas de chez toi
Les jours s'en vont je demeure
Je crie ton nom mais personne m'entend, un geste suffira
Les mains dans les mains restons face à face
Touche moi je suis là hey ho!
Tandis que sous le pont de nos bras passe
Est-ce que tu me sens hey ho !
Des éternels regards l'onde si lasse
Est-ce que tu m'aperçois hey ho!
Vienne la nuit sonne l'heure
La seule chose que j'attends
Les jours s'en vont je demeure
C'est juste que tu descendes
L'amour s'en va comme cette eau courante
S'il te plait répond moi hey ho!
L'amour s'en va, comme la vie est lente
J'ai appris que tu aimais ça, faire languir tous les mecs comme moi
Et comme l'Espérance est violente
Et celui qui s'acharnera, ce sera lui que tu choisiras
Vienne la nuit sonne l'heure
Est-ce que tu me vois ? Dis-le moi.
Les jours s'en vont je demeure
Car en bas de chez toi je fais les cent pas
Passent les jours et passent les semaines
Trop longtemps que j'attends
Ni temps passé ni les amours reviennent
Je commence à perdre patience
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Ho yé ho ho ho ho ho
Vienne la nuit sonne l'heure
Déjà deux heures qu'en bas de chez toi
Les jours s'en vont je demeure
Je crie ton nom mais personne m'entend, un geste suffira.
On dit merci Trage et Die, ou pas. La joie sur votre demeure.
Commentaires
Pfiou, merci Tragédie, grâce à toi je pourrais expliquer à ma prof de français ce que j'ai compris du poème !
hé oh
merçi
merçi monsieur pour cette belle explication de ce belle poésie et surement gràce a mon dieu et toi j'est obtenu mention bien dans cette poésie
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